CHAPITRE XV. — DE L*INTERRÈGNE DE 1707. 465 LIVRE H
bourg. 3. Albertîne, née le 9 avril 1634, mariée à Guîllaume-Fré- 1707 deric de Nassau-Dietz. 4. Henriette, née le 10 février 1637, mariée à Jean-George II, prince d'Anhall-Dessau. 5. Marie, née en 1638, mariée au prince palatin Louis-Henri de Simmeren.
Guillaume, frère de ces quatre sœurs, eut un fils, GuDlaume-Henri, slathouder d^HoIlande et roi de la Grande-Bretagne, lequel étant mort sans enfants le 19 mars 1702, sa tante Louise de Brandebourg et son cousin-germain, fils de la dite Louise, roi de Prusse sous le nom de Frédéric I", se trouva l'héritier de Nassau-Châlons, suivant même le testament de René, qui, au défaut d'enfants mâles de son cousin, son héritier, ou des mâles de ses fils, appelait la fille aînée à succéder. Cette fille aînée se trouvait en la personne de Louise de Nassau, mère du roi Frédéric I", prétendant aujourd'hui au comté de Neuchâtel.
VIL LéopoldE-berhard^ duc de Wurtemberg-MontbéHard, tirait 7. Léopoidaussi ses droits de la maison de CMlons. Il soutenait comme les autres wi^embc^ héritiers feudaux que le fief devait être réuni à la maison de Châ- comte de Mont- Ions; mais il remontait plus loin qu'à Jean IV, prince d'Orange, et ^^^*^^il fortifiait son droit en prétendant qu'il était aussi héritier de l'ancienne maison de Neuchâtel. Voici comment il arrangeait ses raisons.
Il disait qu'il y avait de toute ancienneté une substitution avec un fidéicommis perpétuel au profit de tous les descendants de la maison de Châlons, premièrement des mâles et ensuite des femelles, du nombre desquels le comte de Montbéliard était le plus habile à prendre le comté de Neuchâtel, soit par sa descendance de Châlons, soit par celle de Neuchâtel. Il était descendu de Marguerite de Châlons, fille de Jean de Châlons II, qui avait épousé Etienne de Montfaucon, comte de Montbéliard, dont il était le neuvième petit-fils, et d'un autre côté il était descendu d'Âmédée, comte de Neuchâtel. Voici ce qu'en rapporte notre histoire, tome I, page 238:
^Renaud, fila de Hugaes, palatin de Bourgogne et frère d'Othon V, t^pousa cette année 1282 Guillemette de Neuchâtel, fille aînée d'Amédée, comte de Neuchâtel. Thierry, comte de Montbéliard, leur donna ce sien comté par traité de mariage, parce que n*ayant point de fils et la dite Guillemette étant la fille aînée de sa fille aînée, elle était par ce moyen celle qui devait lui succéder dans son comté."
C'est donc, disait le comte prétendant, de ce Renaud et de cette Guillemette dont il était sorti; conséquemment, en ajoutant cette descendance de Neuchâtel avec celle de Châlons, c'était par ce moyen qu'il prétendait réunir l'utile du comté de Neuchâtel, qui appartenait à Amédée, avec la directe qui appartenait à la maison de Châlons; d*oii il concluait qu'il n'y avait aucun prétendant qui réunissait en sa personne ces deux qualités d'héritier du vassal et du souverain; aucun d'eux, quel qu'il fût, ne pouvait donc lui être préféré.