LIVRE n. 470 CHAPITRE XV. — DE l'interrègne de
1707 avait eus avec le baron de Croll étaient adultérins, vu qu'elle avait été épousée par procuration, pour un prince de Nassau, par le dH sieur de Croll, ainsi qu'Q a été observé ci-devant. 12. Le baron de XII. Le douzième prétendant était M. Beai^Albert-Ignacej baron Mondoie. ^^ Motitjoie. (V. Ics aus 1342, 1355, 1496 et 1587.)
Il distribua un mémoire sous ce titre : Mémoire pour établir le droit de Monsieur Beat- Albert-Ignace y baron de Monijoie, de Beimdestorff, Glierds et Montrondt^ Comte de la Roche, baron de Sl-Bypolite, seigneur de Mesche et de la Franche^Montagne a» Comté de Bourgogne, de Birsingen et Bmback, colonel dPinfoM^ terie etc. etc. sur les souverainetés de Neuchâtel et Valku^n.
Ce mémoire fonde le droit de M. le baron à la souveraineté du comté sur la nature même, qui lui a infusé le propre sang des princes qui en ont été les véritables souverains. Il prouve qu'il est descendu de Madame Catherine de Neuchâtel, fille de Rodolphe, comte de Neuchâtel et sœur de Louis, comte de Neuchâtel^ laqueDe iiit mariée à Guillaume, fils deWillaume, libre baron de Hontjoie et de Jeanne de Rougemont, son épouse.
Le dit Guillaume de Montjoie et Catherine de Neuchâtel eurent pour fils Rollin et Louis de Montjoie, dont le dit Louis, comte de Neuchâtel, lut le tuteur et curateur après la mort de leur père. Ce Louis de Montjoie fut chevalier de TAnnonciade, chambellan de Clément VII, maréchal du St-Siège, vice-roi de Naples. Il fonda le couvent des dominicains d'Avignon, passa un traité à Paris en 1405, de la somme de 10,000 livres, avec Louis, roi de Jérusalem et de Sicile, pour l'avoir aidé à conquérir ce dernier royaume. D fit avec la ville et les consuls de la ville de Bâle un traité de combourgeoisie en 1406. II eut pour fils Jean de Montjoie, qui, en l'an 1424, fit une confédération avec l'évêque de Bâle; il s'unit de plus avec le comte de Neuchâtel, son parent, pour faire la guerre à l'archiduc d'Autriche, pour quoi ses biens et fiefs furent confisqués; mais ils furent rendus avec beaucoup d'honneur en 1439 à Jean-Louis de Montjoie, son successeur, qui eut pour fils Didier de Montjoie, lequel épousa Madame Marie d'Arberg et de Valangin, fille de Jean, comte d'Arberg et de Valangin, à laquelle ce dernier constitua une dot de 1400 florins d'or assignés sur le dit comté de Valangin, en présence de Jean, comte de Fribourg et Neuchâtel, de Jean de Neuchâtel, seigneur de Vaumercourt, de Jean de St-Loup, seigneur de Rondchampt, et de Jacob de Blamont^ tous fidéjusseurs et cautions de cette dot.
Il résultait de ce dernier mariage une double parenté et union de sang de Neuchâtel et de Montjoie, qui s'était conservée dans sa pureté jusqu'alors en la personne de M. le baron de Hontjoie; ce qui faisait qu'il concluait que, puisque les deux maisons de Neuchâtel