LIVRE n. 54 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEVILLE
1644 ^ur les biens du mari proportionnellement, tant da fond qoe des meubles, et qoe,
selon la coutume , inventaire et dénombrement spécificatif se doit faire des biens
La femme doit délaissés par le défunt, et la femme les doit accuser par foi et serment si les
biens'le sc^ héritiers le requièrent, afin que le tout se trouve en son temps, selon la dite
mari. coutume.
La femme est La femme peut jouir tous les biens de son mari mort sans hoirs , sa vie b?ens*de^8on* naturelle durant, et elle doit payer sur le sien la moitié des dettes créées penmSer Ja^moltié ^*"** '®"'* mariage et supporter sur le bien de son mari les charges de Thoirie, S^ dettes con- sans le pouvoir vendre, tractées pen-
^nction!''' Le 30 juillet 1644, il y eut une prononciation rendue par le
St^^le'p^rtt '"«"'® D*^^^ Favargîer et Nicolas Tribolet, conseiller et secrétaire
i^SîSïïSanté^e*''^*^*) enlrc ceux du Petil-Bayard et ceux de St-Sulpice, laquelle
8t-8uipice. j.^g|g jgypg pâturages, leurs trop faits, leurs bois banaux, les gietles
et droits de messellerie ou brevarderie , au sujet d'un district de
terre qui est rière la communauté de St-Sulpice, mais où ceux du
Petit-Bayard ont des bois banaux et le droit de pâturage.
rSnentiS* ^^ ^ juillet 1644, il tomba une pluie si abondante que toutes
^SSTà^Neu-" '®^ vignes depuis Neuchâtel jusqu'à Peseux furent presque entière-
châtei. ment ruinées par les ravines, ce qui causa une perte très considé-
orêie. rable; il tomba en même temps une grêle qui fit bien du dégât.
Hiver rude. L'hiver fut extrêmement rude et fâcheux; il tomba une si prodigieuse
Prodigieose quantité de neige qu'il y en avait la hauteur de six pieds en pleine
neige. campagne; elle dura jusqu'au mois de mars. Il fit plusieurs gelées
s^^et^^d^- au mois de mai qui firent que les moissons et les vendanges furent
ventedn vin. f^^t médiocres. La vente du vin se fit à Neuchâtel 70 livres le muîd.
Point de cou- Le 6 janvier 1645 le Conseil de ville de Neuchâtel donna le
tnme donné par . «
le conseil de DOiut de coutumc qui SUlt :
Mtdéife^^* Cn testament est défectueux , lorsque le notaire qui Ta reçu et stipulé est
lorsque le no- parent de l'héritier ou légataire, ou soit de son mari, taire est parent.
Oalorsqa^U C'est aussi une défectuosité en un testament, lorsque le notaire y convoque
convoque un . . ^ . - ^
sien parent nn sien parent pour témoin.
pour témoin. Ageoùunjeone Un jeune homme ne peut pas être émancipé pour disposer de ses biens
disp^Mer^c^see Avant que d^avoir atteint Tâge de dix-neuf à vingt ans.
ortroi fatt à la Par uu acto du 10 janvier 1645 , signé François d'Afiry, scellé
duLocïfde de son sceau et contresigné Nicolas Tribolet, secrétaire d'état, il
u mAi8<m de fut accordé à la communauté du Locle de tenir taverne et vendage
de vin dans la maison de commune, à la charge que Thôte prêtera
le serment que prêtent tous les autres hôtes de Tétat et que le prince
Conditions et pourrait accorder à d'autres la liberté de vendre vin. Il fut réservé
que le maire pourrait tenir justice dans cette maison de commune
quand il lui plairait et où il serait le plus convenable. Il fut encore
accordé à cette commune la permission de bâtir des boutiques sur
le fond et appartenances de cette maison, sans néanmoins étrécir
la charrière; et qu'ils bâtiraient suivant leur offre au haut de la
maison des greniers pour y loger les grains du prince, s*il le jugeait 1645 expédient, mais, lorsqu'il n'y en aurait point, la conunune pourrait s'en servir. Il leur fut encore permis d'y dresser une boucherie Permiaston dy commune, à condition que le boucher prêterait serment entre les ^oûxsherier mains de l'ofBcier de tenir une bonne police et qu'il se conformerait à la taxe qui se ferait de la viande qu'il débiterait, et qu'il délivre- Le boucher aérait la langue de toutes les bétes rouges qu'il y tuerait; et pour le ^^^^ droit seigneurial, au lieu de quelque quantité de suif que les autres boucheries fournissaient, la communauté du Locle payerait annuelle- La commument 50 livres en argent, laquelle somme la seigneurie voulut bien eojpiacedesaif remettre gratuitement à la compagnie des arquebusiers, en augmen- so livres pour tation du prix qui lui avait déjà été accordé précédemment de la i^^ei^on part de S. A. du prix.
Voici la forme du serment que les hôtes du pays doivent prêter serment que et dont ffl (Bst parlé dans l'article précédent : ^^^t^n!
9 Vous jurez d'être fidèle à S. A. Mooseigneur notre souverain prince , d'ày, vancer son profit, éviter son dommage, et si quelqu'un de quelque qualité qu'il „fût faisait entreprise ou monopole contre ses droits, autorités et souveraineté, „ le révéler incontinent à sa dite A. ou à qui commandera de sa part. Vous „ logerez tous étrangers, passants, allants, venants et séjournants tant k pied „ qu'à cheval , observant les ordonnances et décrétales pour ce sujet établies et Q À établir de la part de S. A., vous consonnant au taux du pain, vin qui vous ^ sera fait, usant de bon poids et loyale mesure, selon le contenu de la table qui vous sera mise en mains. Vous ne donnerez à crédit à enfant de famille, „sous tutelle et puissance d'nutrui, aux mineurs et à ceux qui sont déclarés „ prodigues ou qui cnvoyent leurs enfants à l'aumône, à peine de perte de dette „ et chatoy arbitraire, ne donnant aux particuliers sujets de S. A. plus d'un écot „ à crédit sous les mêmes peines ; vous rendrez bon compte de tout ce qui vous „ sera mis en garde soit argent, bardes ou autres choses rière vos mains ; veillant „sur tous garnements, larrons, blasphémateurs et gens de mauvaise vie, sans „Ie8 receler, retenir ni retirer chez vous; tiendrez bon ordre en votre logis „ sans souffrir dissolution ; ne tirerez vin le jour du dimanche durant les pré- ^dications et à heure indue. Vous rapporterez tous les bans et amendes an „ sieur officier du lieu et tout ce qui viendra à votre connaissance ; et en tout „ vous vous comporterez en sorte qu'il y ait lieu d'être satisfait de votre devoir.^
Le 5 mai 1645 mourut François d'Aflfry, gouverneur de Neu- Mortdugouchftlel et avoyer de Fribourg. fl était lieutenant des Cent-Suisses ^ç^^^^" de la garde de S. M. T. C, colonel d'un régiment au même service. C'est pendant qu'il se trouvait aux bains de Bourbonne en Champagne qu'il mourut. Son corps fut reconduit à Fribourg où il fut enseveli. Il laissa deux fils, savoir François-Pierre, qui a été depuis gouverneur de Neuchfitel, et Jacques d'ÂSry qui fut dans la suite capitaine et châtelain du Val-de-Travers.
Le 30 juin, Henri, duc de Longue ville, fit son entrée publique La duc de Unet magnifique dans la ville de Munster en Westphalie, où il avait Miu^tercomme déjà été trois ans auparavant. Il y retournait comme premier pléni-tii£^ ^s. k potentiaûre de S. M. T. C. pour y traiter de la paix générale.