‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 240 sur 264 · LIVRE IL 474 chapitre xv. — de l'interrègne de · texte numérisé non relu

LIVRE IL 474 chapitre xv. — de l'interrègne de

1707 de Stulingren, produisit de la part de ce prince devant Messieurs des Trois-Etats le 28 juillet 1707.

Proouratioii. François-Antoine Stei^er, ofGcier dans la chancellerie de Stulingen, soussigné, ayant rerois k Monseigneur le gouverneur une lettre de la sérénissime liaison de Forstemberg, écrite de Lindau en date du 21 du moia courant; il a formé le dessein de produire cette lettre, comme il fait présentement sur le jour fatal de la mort de S. A. S. Madame la duchesse de Nemours par devant les seigneurs des Trois-Etats de la souveraineté de Neuchâtel et Yalangin, aux fins qu'il soit fait droit sur les demandes et réquisitions qui y sont portées et contenues, à quoi il se rapports. Cependant pour ne rien négliger k l'égard des droits et prétentions que l'illustre et sérénissime maison de Furstemberg peut présentement avoir sur la dite souveraineté, il en demande la mise en possession et l'investiture, et supplie en même temps que acte lui soit expédié de sa diligence, afin que LL. AA. SS. puissent prendre leurs mesures convenables sur ce sujet.

Fait 11 Neuchâtel le 27 juillet 1707.

(Sig.) Françoit'AïUome Sttiguer,

Voici en outre la lettre de H. le comte de Furstemberg, produite le 28 juiUet 1707

Lettre du comte A Monseigneur le gouverneur et Messieurs du Conseil d^Elal étahU en la souvenu conseil raineié de Neuchdiel, d'Etat.

Messieurs,

Ayant été informé des mouvements qui se faisaient an sujet de la snccession de la souveraineté de Neuchâtel et Yalangin, devenue vacante par la mort de Madame la duchesse de Nemours de pieuse mémoire, comme dernière fille et héritière de la maison de Longueville, et que, pour cet effet, l'on avait établi un terme fatal de quarante jours, je n'ai pu m'empécher, tant au nom de son Altesse Monsieur le prince et les autres comtes de la maison de Furstemberg, mes parents et frères, qu'au mien propre, de former nos prétentions en cette occasion, d'autant pins qu'il est notoire et aisé à justifier par les titres et monuments qui se trouvent encore à Neuchâtel, qu'après la mort du dernier comte de Neuchâtel, la dite souveraineté, aussi bien que celle de Yalangin, était échue à sa fille et héritière nommée Yarenne, qui fut mariée alors au comie Egon de Furstemberg, de la ligne de Fribourg, comme aussi aux enfants mâles qu*elle eut du dit comte; lesquels ayant goeverné cette souveraineté pendant un très long temps, au contentement des louables Etats et habitants qui la composent, ces mêmes Etats leur avaient accordé le droit qu'après que Tune ou l'autre de ces familles des princes et comtes qui étaient en possession de cette souveraineté viendrait k manquer, ils pourraient leur élire un autre protecteur ou souverain.

Yu donc le véritable état de cette affaire, et que la plus grande partie des prétendants à cette souveraineté tirent l'origine de leurs droits de la maison de Furstemberg de la ligne de Fribourg, laquelle fait une même famille avec la maison de Furstemberg, aujourd'hui étant tous issus d'un même père et d'une même tige, il sera facile de voir que mes parents et frères susdits ont de justes raisons avec moi de produire et faire valoir un droit plus ancien que tous les autres pour parvenir à cette Principauté patrimoniale de l'ancienne maison de Furstemberg et Fribourg. C'est ce qui se pourrait encore déduire par plusieurs raisons et fondements, si les actes et archives à ce nécessaires n'avaient pas été réfugiés en lieux de sûreté dans ces temps de guerre et de calamité. Je ne

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