CHAPITRE XV. — DE l'interregne DE 1707. 479 LIVRE IL
2. s. A. S. Monseigneur le prince de Conii en personne; son 1707 avocat était M. Benoit de Bouchevret.
3. S. A. S. Monseigneur Léopold Eberhard, duc de Wurtemberg- Montbéliard^ qui avait envoyé pour conseiller M. George de Brisechoux, et pour son avocat M. Jules-Guillaume Siegmann.
4. S. A. S. Monseigneur Emamtel-Phiiibert de Savoie, prince de Carignan. Il envoya MM. de Loisinges, conseiller de S. A. Royale de Savoie à Cliambéry, et M. le comte de Barrata de St- Agnès, commandeur, chevalier Grand-Croix de la Religion de St-Maurice, gentilhonune de la Chambre, caractérisé du titre d'envoyé du prince, ayant pour avocat C. Fortis, avocat de S. A. S.
5. Madame la duchesse de Lesdiguières , qui envoya M. le duc de Villeroi, son neveu, ayant bon nombre de genlilhommes à sa suite, et pour avocat maître Mathieu Terasson.
6. Monsieur Jacques, comte de Matignon, qui se rendit en personne à Neuchâtel, accompagné de M. le comte de Torigny, son fils, ayant pour avocat M. Louis Le Fort de Genève.
7. Madame Angélique -Cunégonde de Montmorency de Luxembourg, tutrice de mademoiselle de Neuchâtel, sa fille aînée, et de feu M. le chevalier de Soissons, ayant pour avocat M. Tribolet de Paris.
8. Madame la marquise de Mailly et de Neelle, princesse d'Orange, ayant pour son procureur M. Thomas du Rocher, dit le vieux, et M. Poutrat, fils d'un conseiller au Parlement de Besançon, pour son avocat.. C'était M. Silvain qui avait composé le joli et bon mémoire qui se trouvera ci-après.
9. M. le marquis hes d'Allègre, se qualifiant aussi prince d'Orange. Son procureur élait M. de Bretignières, conseiÛer du roi, et son avocat M. Jean-Jacques Verdeillan d'Yverdon.
Tous ces illustres prétendants exposèrent leurs droits par des Lesprétenmémoires et des manifesles qu'ils répandirent dans la ville et ^Jans^^^^PJ**^
le pays. des mémoires.
Le premier, qui parut dès le mois de juillet, hit le Traité som^ maire des droits de S, M. le roi de Prusse, à la pleine Souveraineté de Neufchâtel et Valangin, dont on fit ensuite une Information sommaire.
Je me propose de rendre compte de tous les mémoires des prétendants, des réfutations qui en ont été faites et de toutes les circonstances critiques où l'Etat et les sujets de Neuchâtel et Valangin se sont rencontrés dans un temps où le feu de la guerre était généralement répandu dans l'Europe au sujet de la succession de Charles II, roi d'Espagne, mort sans enfants, et que notre Etat se trouvait menacé par l'ambassadeur du roi de France, mais rassuré par les lettres de la reine d'Angleterre et par les Etats de Hollande,