LIVRE H. 8 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGCEVILLE
1628 Noble François d'Âflry, chevalier et du conseil de la ville de
iv^^^vi- Fr*ouï*ft lieutenant de la garde des Cent-Suisses de S. M. T. C^ verneor de colonel d'un régiment de la même nation au service de FVance, fut Neuchâtei. ç|,Qjg| p^j, |g p^jnce pour être gouverneur de Neuchâtel. Il y avait cinq ans et quelques mois que son prédécesseur était mort, pendant lesquels Jean Hory, lieutenant de gouverneur, avait conduit Ajaciennetéet p^tat. Le dit d'Affrv était d'une noble et ancienne famille; Jean
noblesse de la
fiuniue. d'Affry avait été abbé de Hauterive l'an 1392, Pierre d'AfiBry, aussi abbé du même lieu en 1449. Louis d'Affry était avoyer de Fribourg l'an 1582 etc, Difficulté Mais lorsqu'il fut question d'installer ce nouveau gouverneur, il da^gouyernev^. surviut uuc difliculté au sujot du senueut qu'il devait prêter. Guillaume de Montigny, chevalier-écuyer, seigneur de Montigny et de Nancy, ambassadeur du prince, n'approuvant pas le serment que les gouverneurs précédents avaient fait, il convint, le 8 octobre, avec les Quatre-Ministraux d'un autre formulaire de serment, qui était conçu en ces termes :
Formule du Vous jure* à Dieu, votre créateur, d'avancer de tout votre pouvoir sMi hMisennenttelquHl ^^^^ ^^ ^ gloire, et de maintenir, faire observer et entretenir les ordoonancca et corrections chrétiennes, dressées en cette ville et comté de Neufchâtel et Valangin, sans procurer ni permettre, par qui que ce soit, être apporté aucune nouveauté ni changement en la religion de laquelle est faite publique profession en la dite ville et comté, ses usances et dépendances, par exercice contraire ou autrement, aux places et lieux où elle se trouve établie, selon que dès Tan 1530 a été résolu, et le tout de bonne foi, comme au temps des seigneurs gouverneurs précédents et jusqu'à aujourd'hui a été pratiqué, etc.
Protestation Les Quatre-Hinistraux ayant, avant que le serment M prêté, fait ^nis^x. ' proteste, au nom du conseil et communauté de la ville de Neuchfltel, que ce serment ne pût porter aucun préjudice à leurs franchises, et qu'ils désiraient que la forme du serment fttt fixe pour ses successeurs, M. de Montigny leur fit la promesse qui suit, qu'il signa de sa main et scella de son sceau :
Déclaration Je consens qu'ils protestent que le serment que le seigneur gouverneur fera, ne de M. de Mon- pourra porter de préjudice à leurs libertés et franchises, en considération que ti«nnyt ambas- jygqueg ^ présent S. A', encore qu'elle ait été en ce pays et qu'elle ait différé prince au sivfet ^® prêter serment à ses bourgeois, suivant le texte des dites franchises. Pour le de cotte second point, d'autant que ma commission ne concerne que M. d'AlIry et qu'ik protestation, désirent que la forme de son serment soit fixe pour ses snceesscnri gouvemenrt, je promettrai d'en faire relation à S. A. pour le lui faire trouver bon, et en envoyer ratification en forme due au plus tdt qu'il me tara possible. Signé De Montigny, scellé de son sceau.
M. d*Affi7 La difficulté étant levée, le dit sieur de Montigny instafia, le 9 *'*■**'**• octobre, M. d'Afiry, gouverneur de Neuchâtel et Vadangin, suivant les formalités accoutumées.
o^l^ede ^^ ^^ octobre, Guillaume de Rinck de Baldenstein, évêque de
PRINCE DE IfEUCHATEL. 9 LIVRE H.
Bâie, mourut. Le chapitre élut en sa place, le 17 novembre, à De- 1628 lémont, Jean-Henri de Hochstein; Jean-Bernard de Angeloch, évêque ^^^***"* de Crysopolis, était son coadjuteur, Tan 1628, lorsqu'il mourut.
Les habitants du Val Travers ayant voulu se servir- du droit qu'ils a^i^Sïfôavaient de couper des bois sur les lieux contentieux de la baronnie ^^bou ■ur"e« de Grandson, y coupèrent du bois cette année. LL. EE. de Fribourg "*^e^*^" en ayant été informées, écrivirent au conseil d'Etat, le 27 juillet, se Plaintes de ll. plaignant de ce que les sujets du comté s'étendaient et s'émanci- ^'our^ paient au-delà des limites, requérant que l'on consentit à une con- Conférence férence et Visitation des bornes seignem-iales.et à une journée pour p«^po»*«terminer ce différend. Sur quoi le conseil d'Etat prit ses délais pour en informer le prince.
Les cinq muids de grain, moitié froment et avoine, dépendant du Conwni«e sur le fief de Qéron, desquels il a été parié en l'an 1478, ayant été dès ^ ^ lors partagés en quatre portions, le conseil d'Etat, sur l'instance dU procureur-général, David Favargier, prononça, le 20 octobre, qu'il y avait commise sur ce fief, attendu que ces cinq muids avaient été jouis sans avoir été repris du prince , et aliénés sans son consentement et sans en payer les lods. La première de ces portions était possédée par les héritiers de Petremand de Gléresse, qui l'avait eue comme étant descendu d'une des filles de Jean Bariscourt. Le susdit procureur acheta cette portion au nom de S. A., quoiqu'il aurait pu la garder ensuite de la commise; mais le prince ne voulut pas s'en prévaloir à cause des bons services que le dit Petremand de Gléresse lui avait rendus. Le procureur-général acheta encore la seconde portion par acquis de Jean de Vorbnrger qui était aussi descendu d'une des filles de Bariscourt, comme aussi la troisième qu'A acquit par retrait lignager de la veuve de Pierre Vallier, gouverneur de Neuchâtel, lequel l'avait acquise de la femme de Jacques Barbas, descendante de la maison de Gléresse. Hais la quatrième portion des susdits cinq muids, que tenaient les héritiers de Henn Vallier, ne put pas être rachetée, parce que Pierre Vallier l'avait La portion acquise, par le consentement du prince, de Louise de Bariscourt ^^5^^]^^* Tan 1534. Les descendants du dit Vallier retirent encore aujourd'hui trente émines, moitié froment et avoine, sur la recette de ThieUe.
Comme on allait commencer de bâtir la ville de Henripolis, dont L'entreprise de a a été parlé en 1625, le nouveau gouverneur s'y opposa de tout ^^^^'^^^'^Jf^**' son pouvoir. Les Etats voisins auxquels cette ville aurait été préjudiciable firent aussi tous leurs efibrts pour faire aller ce dessein en fiunée. Les Quatre-Ministraux voyant que leurs firanchises se* raient par ce moyen enfreintes et qu'on se proposait d'y introduire de toutes sortes de religions, s'y opposèrent, de même que la Com-