‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 38 sur 264 · LIVBE II. 78 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEYILLE · texte numérisé non relu

LIVBE II. 78 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DUC DE LONGUEYILLE

1654 Tendroit où il est parlé des abbayes et des maisons de Frienisber^, i'isie de St- Jeao, Risseanx, Trueb et Grenetey, il y soit prerois le mot de leurs, on satisfera â leurs désirs de la part de S. A. en y prémettant le dit mot dans la reconnaissance. Que les deux Souverains feront acquitter réciproquement et en même temps les trente-deux retenues des censés .qu'ils se doivent l'un à l'autre. Que les Les seigneurs seigneurs de Berne feront ci après payer annuellement les censés ci dessus spérontl'^^e^dê ciliées, à forme de la reconnaissance qu'ils en ont fait prêter, de même que le

la reconnais- seigneur Comte de Neufchâtel celle des deux mulds de vin qu'il fera fournir de sauce, et le ^ ,

comte de Nen- sa cave du Landeron; néanmoins avec réserve pour lui, que faisant apparattre

midds de vto^ iceux deux muids être rachetables, lo prix de la ré«mption sera reçu, et par li réservé sll {^ censé amortie. Que celle des deux barraux le sera présentement, moyennant deux maids la délivrance de l'argent ou taux de commissaire. Et d'autant qu'il a été dne- ^' tebl^ ment vérifié par un acte du 5 août 1344 que des censés dues par L. L. E. E. de Censé de deux Berne, à forme de la reconnaissance, il y en a une de deux sols bAlois, autresolsbftloisoom- f^jj payable à cause d'une maison qu'elles ont au Landeron dépendante de Flsle ^"^ ^' de St-Jean, laquelle néanmoins se trouve avoir été compensée dès lors, k l'occasion d'une remise de pré et place, faite par l'abbé de l'isle de St-Jean au comte de Neufchâtel, les dits deux sols seront désormais tenus pour rachetés, et leur amortissement marqué en marge de la reconnaissance où il en est parlé ; si bien que les seigneurs de Berne ne dewont plus en argent que 21 sols 2 deniers bâiois, ce qu'arrêté est resté de la sorte. Et comme Messieurs les Députés des deux Souverains ont pensé compter ensemble dès les trente-deux re- Difflcolté de tenues de censés réciproquement dues, et qu'ils y ont trouvé de la difficulté à faire compte cause du nombre et de la longueur du temps de leur accumulation, ils sont, pour 82 arréra- ap^^g un calcul fait au plus près de ce à quoi la présentation d'un chacun se ges de censés. '^ , . » j ^ jt j . . i » i?i?

peut promonter, convenus et demeurés d accord que pour tout ce que LL. EE.

de Berne peuvent devoir de reste à S. A. de Longueville, comte de Neufchâtel,

il cause de leurs retenues, celles par Sa dite A. & elles dues, ainsi que le prix

du réachat des deux barraux de vin déduit et rabattu, les dits seigneurs de

Le prince se Berne lui payeront comptant pour le surplus la somme de 150 pistoles en es-

trouve créan- pèces , moyennant quoi ils seront hors de tout compte, étant à fournir quit-

de'sCTne ^^ *•»«© générale au nom de S. A. à LL. EE. pour les trente-deux retenues et le

150 pistoles. P<trfai^ payement de toutes les censés jusques et compris l'année 1653. Et L.L.

E.E. donnant sembiablement quittance générale en faveur de S. A. des mêmes

retenues, et entière satisfaction pour le même temps, tant des deux muids que

des deux barraux de vin, comme du prix reçu pour la réemption des dits deux

barraux, le tout en bonne forme.

Si on nroure 3. Pour ce qui est du troisième point des péages et autres droits semblables

ayent surhaus- rehaussés ou depuis quelque temps en çà introduits dans les deux Etats, Mes-

Ik sont'^^Tde ^^^ '^^ députés de LL. EE. dé Berne se sont déclarés que toutes et quantes

l€8 remettre sur fois qu'on fera voir être arrivé rière les péages de LL. EE. du surhausseroeot

^^ 'au contraire de l'ancien ordre et pratique, il y sera incontinent remédié, et les abus

Le droit de bac Ou excès levés ; Que le droit de passage il la Poissine et à la Sauge sera réduit

remis sur Tan- ^ qq demi**bats au lien d'un bats entier qu'on y a fait payer depuis quelque

clen pied, i^mp^ ^ l'homme à cheval , et demi-crutxer au lieu d'un cmtser pour l'homme i

pied non chargé, et pour toutes autres choses comme d'ancienneté; que le demi-

trutaer pris d'un homme qui sort de le ville de Nidau à pied, et le crutier de

l'homme ii cheval, sera rédoit à la moitié comme du passé; et que quand les

Péage des vius aujets des comtes de Neufchâtel et Vallengin feront passer leur vin par les péages

de Neachâtel de LL. EE. de Berne, de Nidau, et Arberg, les quatre batz ou dix schillings par

sur IM terres de }^Qg^^ g^ |eur seront demandés quand ils produiront attestation que c'est du vin

de leur cru et non acheté poor revendre.

En échange de quoi ayant été reconmi du surhauâseflieBt aux péages de la

ville de Neufchllel et poni de Tbielle, arriré dana le déaordre dea monnayea de 1654 Tan 1622, ila ont été toua deux réglea en la présente conférence et remis sur ^^ péacres du l'ancien pied. De quoi a été donné copie à Messieurs les d<?putés de LU EE. ^^\ de Thielle par Messieurs les députés de S. A., signée de leurs mains, avec promesse que ^^ vt^m\» snr cette réduction sera ci après suivie et sous offre semblable que dessus: que ranoien pied, quand on y fera apparaître de Texcès ou abus, il y sera promptement pourvu. Toutes lesquelles choses ainsi accordées, conclues ei arrêtées. Messieurs les députés des deux Souverains ont promis de faire a^éer à leurs seigneurs et supérieurs réciproquement, et d*en fournir et échanger les ratifications dana deux mois, il compter dès la date du présent, pour dès lors ce traité devoir commen- •

cer i sortir son plein et entier effet, et les conditions y portées être incessamment exécutées.

Fait et donné par mes dits sieurs les députés des deux Etats, signé au village d'Annes (*) ce 16e jour du moia> de mai de Tan 1654. Signé: Samuel Friscking. J. J. Buchtr, E. Htrmann, /. J. SUngUn, G. Tribolei, H. Hory, D. Mervtilleuw.

Henri D, duc de Long^eville, obtint du grand conseil du roi Henri u Louis XIV des lettres pour y pouvoir assigner la princesse Henriette- ^^onmge^ Marie Stuart, veuve de Guillaume de Nassau, prince d'Orange, et vant le grand ce au sujet de la succession de Chfilons, que le duc prétendait luipi^^^g ^^ appartenir en vertu du testament de Jean de Châlons IV. (V. Tan deusuccesaion 1412.) Cette princesse fut citée conformément à ces lettres datées ^^ . ^^^ du 5 juillet 1654, mais elle ne comparut point. pas.

On découvrit cette année la source des eaux minérales de la Baux minérales Brevine, qui sont souffrées et vitriolées, et qui ont dès lors été ^^BwSne.^ très fréquentées. Cette source était à environ demi lieu loin du vil- eu«» «ont très lage devers bise, mais aujourd'hui elle est tout près du côté de "^^^ ^' Toccident, où Ton a trouvé une autre source, aussi bonne que la première, et qui est plus commode, parce qu'elle est plus rapprochée du village.

Urs de Stavay, seigneur de Lully, possédant une portion du fief urs de starayde Diesse, sans en avoir aucune investiture, prêta à ce sujet ser- hommage pour ment de fidélité et hommage en conseil d'Etat, le 19 juin 1654, pour «n® p*^« ^^ cette partie qu'il en possédait, et qu'il tenait de la succession de Petremand Vallier son beau-frère ; mais conune il ne montra ni investiture ni dénombrement, H. le procureur-général protesta pour les droits de S. A.

Point de coa-

Le 24 décembre 1654 le conseil de ville de Neuchâtel donna le tame donné par point de coutume suivant : ^® *^" ^^

Tout homme qui forme demande à un autre, est obligé de la suivre dans Tan Les demandes et jours jusqu'à ce qu'il ait amené sa partie à réponse dans ce terme, et s'il le doivent être relaisse écouler sans l'avoir amené à lui faire réponse, telle demande demeure P<|i'°^^*>^ nulle, et le rée en devient irrecherchable ai c'est pour fait d'injures, mais pour fait de fonds, l'acteur peut former une nouvelle demande.

Le 17 mars 1654 on sentit en divers endroits de la Suisse des Tremblement secousses de trenblemeat de terre. Le 12 août il y eut une éclipse c^omète,'

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