‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 40 sur 264 · LIVRE n. 82 CHAPITRE X. — DE HBfBl il, DUC DE LONGUEVILLE · texte numérisé non relu

LIVRE n. 82 CHAPITRE X. — DE HBfBl il, DUC DE LONGUEVILLE

1655 la réformée, élaîent des criminels, et que conmie tels ils devaient tio?de8^1^[ être punis; outre qu'on exerçait de violentes persécutions dans le d^"fa"Thur- Thmrgau contre les réformés.

zaneh eôm- Tout Cela fit quo le cantou de Zurich prit le parti de la guerre, ^alités. leva des troupes sous le commandement du général WertmuHer,

Faits d anDes o *

du général lequel se saisit du monastère de Rheînau, aussi bien que des principaux ponts et passages du Rhin, pilla Kaiserstuhl, Zurzach et Klingnau et autres places. Après s'être fait prêter serment de fidé- Utc par tous les habitants de ces lieux, il assiégea Rapperschwyl, mais inutilement. 11 amena des officiers du Tburgau prisonniers à Zurich, entre autres le baillif de Frauenfeld, natif de Schwyz, et son secrétaire, où ils furent retenus aux arrêts pendant quelque temps. Enfin le général Wertmuller pilla plusieurs couvents, et après tous ces exploits, il s'en retourna victorieux.

Rava^rc des Lcs inscctcs ravagèrent cette année les fruits de la terre en di- ABnéeMÂez yors lieux, ce qui n'empêcha pas qu'on n'eût encore une année assez Vente du vin abondante. La vente du vin se fit à Neuchâtel 91 livres le muid, et l'abri de grain, savoir le froment 87$ hatz, l'orge 4 batz, l'avoine 2 batz 2 gros.

Berne prend le Comme le différend qu'il y avait entre les cantons de Zurich et Sans 8on diffé- de Schwyz était arrivé au sujet de la religion, LL. EE. de Berne '^Bchp^z. épousèrent le parti du premier; c'est pourquoi ils écrivirent, au vrat à Neuchâ- Commencement de l'année 1656, au gouverneur de Mollondin et au mèr^u secoan' conscil de la ville de Neuchâtel pour avoir du secours, ce qui leur '"* 'oord?.* *^" fut accordé. Une compagnie de cent hommes, sous la conduite de Henri Tribolet, partit le 10 janvier pour le compte de la bourgeoisie. ^i^Mo*'hom- ^® i^^^ précédent trois compagnies de Genève, et de très belles mes. troupes, avaient déjà passé par NeuchftIeL Le canton de SchaShouse 800 hommes et douna aussi 800 hommes d'infanterie et 200 chevaux i celui de

200 chevaux à . , celui de Zurich. ZuriCh.

Leducdewur- j^ (j^c Je Wurtemberg offrit môme aux cantons de la religion 2ooo^ch^a«ix!et réformée 2000 chevaux et l'électeur palatin 500, mais on ne voulut ^^^""^ P*^" pas les accepter et on les en remercia, à cause du danger d'intro-

Oniesre^se. duire des troupes étrangères en Suisse, et que d'autre côté les cantons protestants avaient assez de troupes.

Les cantons Les catholiques, au contraire, demandèrent du secours au duc de manden^duse^S^^î^''® et à l'archiduc d'Autriche, qui possédait le Tyrol. Le precours an duc de mier Ics ronvoya à l'empereur et le second leur refusa leur demande,

rarchiduc. P^^ '^ raison que les cantons protestants étaient aussi bien alliéB de lis le refusent la maison d 'Autriche que les catholiques.

d'i^iadT^éné- Les Bernois choisirent pour leur chef général Sigismond d'Erlach, ^ Ben^.^^ et comme le colonel Jacques Guy de Neuchâtel, seigneur de Bioley, ^e Neochiâ'ir letir vassal , se trouvait pour lors à Berne, il fut élu pour être leur lieu-

tenant général. Les troupes bernoises partirent ensuite par un di- 16d6 mancbe. némi.

Le canton de Lucerne se mit aussi en campagne le 16 janvier Le canton de 1656; le colonel Pfyffer commandait ses troupes. Les cantons Ae^^^^^^ Fribourg et de Soleure envoyèrent des députés à Berne, pour prier Fribourgetsà- LL. BB. de poser les armes, s'oflNnt à amener les petits caolons à iJU^^IJ^n. la raison. On leur répondit qu^on ne refusait pas de faire lout ce qu*il serait possible pour un accommodement, mais qu'on ne voulait pas désarmer que cela ne fût fait

Le canton de Lucerne dont les troupes étaient renforcées par Bataïue de vucelles des petits cantons ayant attaqué le 24 janvier l'armée ber- J^'J^Be^u* noise, les Bernois perdirent la bataille, par trahison suivant quelquesuns, ou suivant d'autres par désordre et le défaut d'obéissance qui se trouva dans le milieu des Bernois lors de celte action, qui se donna à Vilmergen, là où, cinquante-six ans après, les Lucemois et les petits cantons furent battus par les Bernois. (Y. Fan 1712.) La chronique d'EinsiedeIn exagéra infiniment la perte des Bernois La chronique dans cette bataille, elle l'a fait monter à 2200 hommes, pendant qu'il ^^^^^^ n'y en eut en effet que 300 de tués. Les Lucernois emportèrent des Bernois, plusieurs canons et drapeaux qui furent conduits à Lucerne.

Cette victoire fit que d'un côté le canton de Berne, pour avoir sa revanche, mit de nouvelles troupes sur pied, et de l'autre que les petits cantons, enflés de leur succès, ne voulurent point entendre l^ petits ^nparler d'accommodement LL. EE. de Berne écrivirent à leurs alliés cette victoire pour obtenir d'ultérieurs secours. La seigneurie de Neuchfltel leur accommode.

^ ment.

accorda deux compairnies de 200 hommes chacune, qui partirent le Les semou dura-. . . 1. w .^. w .,, . j T> M mandent du se-

27 janvier, l'une commandée par Simon Merveilleux, sieur de Belle- coursa leurs vaux, et l'autre par Henri Chambrier, maire de Colombier. Elles Neuchâteiaorestèrent en garnison dans la ville de Berne pour la garder; car ^^^'^^ ^«" ^»-

.«,... , . w . . M./ j pes qui restent

comme il s agissart de combattre les Luoemoiâ qm sont alliés du en garnison h prince aussi bien que les Bernois, la seigneurie ne voulut point ^^*J|j,^|^ donn^ de troupes la première fois; mais elle donna ces deux com- ayecLuoeme. pagnies à condition qu'elles ne sortiraient pas de la ville de Berne»

Le 8 février les députés des cantons se rendirent à Baden, après oonfôrenoe a avoir obtenu une trêve de quelques jours, pour tftcher de calmer ^|^/^^i2r

ces troubles. lestronlles.

Les cantons évangéliques demandaient : 1. Que le canton de Schwyt Demandes des fM obligé de se soumettre au droit helvétique; 2. qu'û laissât jouir ^^^^J^' de leurs biens ceux qui changeaient de rdigîon; 3. que les biens de ceux qui avaient été exécutés à Schwyz pour cause de religion fussent rendus à leurs héritiers; 4 qae ceux de Schv^z fissent revenir ceux de la reUgion réformée qu'ils avaient envoyés aux galères et à l'inquisition de Milan; 5. que les cantons catholiques paieraient les dépens de cette guerre et renonceraient à l'alliance

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