LIVRE U. 84 CHAPITRE X. — DE HENRI II
1656 qu'ils avaient contractée avec l*évéque de Porrentruy; 6. qu'ils ne
tiendraient point pour criminels ceux qui s'étaient retirés à Zurich
pour la religion, mais qu'ils les regarderaient comme des personnes
de probité et qu'ils les traiteraient comme tels.
i^cathouques Les cautous catholiques demandèrent des choses fort différentes
enz-mémes des ^^ firent aussi, de leur côté, un projet de paix qui ne fut pas ac-
propositions qui eepté par les cantons évangéliques, tout de même que les calholi-
^êpté " ^ ques n'avaient pas agréé celui des réfimnés. Les catholiques Pendant la trêve les cantons catholiques allèrent attaquer un fort '^endwltu"^ qui était sur les frontières du canton de Zurich, et qui était gardé trèye. par le capitaine Olcham. Ce dernier, ayant eu avis de leur dessein, en avertit le général Wertmuller, qui étant allé à son secours, Tenus sont battus, nemi se trouvant entre deux feux, fut battu, et perdit 1400 à 1500 hommes, ce qui aflFaiblit beaucoup le parti des catholiques. Cela n'empêcha pas que ces derniers, qui étaient extrêmement animés, .n'allassent encore attaquer les Bernois qui étaient auprès de Huttwyl; mais ils y furent repoussés et perdirent encore 200 à 300 hommes. Les Bernois les ayant poursuivis jusque dans l'EnUibuch, terre de Luceme, ils y demeurèrent sans en vouloir sortir jusqu'à ce que les cantons assemblés à Baden les en requirent à la sollicitation des cantons catholiques.
ciiertéàLu- Pendant ces troubles il y avait une extrême cherté à Luceme. *^de« hôsttutés!^ ^^ po* ^^ vin s'y vendait 24 batz et le sel manqua entièrement,
parce que les cantons évangéliques tenaient tous les passages. Berne fait de Quoiquo Ics cantous catholiqucs fussent fort exhortés à la paix, ^tifspom* cependant ils ne voulurent pas y consentir; ce qui fit que les Berpousser U Qojg résolurent de leur faire une forte guerre. Us levèrent pour cet
flnien*e
effet un régiment de volontaires dans le Pays de Vaud sous le commandement du colonel de Watteville, et ils envoyèrent le 23 février Ufarich de Bonstetten, seigneur de Travers, à Bâle, pour y lever quelque cavalerie.
Les petits can- Enfin les petits cantons, se voyant pressés, consentirent à la paix, p^M^tift^d?^ fut conclue le 25 février, à condition que les quatre cantons Berne eonsen- non intéressés, savoÛT, Bâle, Fribourg, Soleure Appenzell, prononle différend à u^^^^^"^ absolument et définitivement sur tous les différends, que sentence ar- chaque parti serait obligé de s'y soumettre, et qu'en attendant que quatre cantons'® jugcmcut fÛt rcudu par Ics arbitres, ce qui devait se faire au non intéressés, mois de mai suivant, tous les actes d'hostilité seraient défendus; qu'on poserait les armes de part et de l'autre, et que toutes les troupes seraient licenciées.
^NeuchS^re'-^ En suite de ce traité les troupes de Neuchâtel revinrent dans le "^X^j^ pays et y arrivèrent le 8 mars 1656.
^^duc^deLon- Le duc de LongueviUe, en vertu des lettres qu'il avait obtenues signer la prin- le 5 juillet 1654, fit assigner la princesse d'Orange devant le Grand
Consefl de Paris le 15 juillet 1656; mais comme elle n'y comparut ^^^^^,^6 point, ni personne en son nom, le duc y obtint Tadjudication de la 0,5j;5fjj^®^,i succession de Chàlons, comme étant descendu d*Alix de Châlons. ti^^uS^-i
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