LIVRE IL 86 CHAPITRE X. — : de HENIU II, DUC DE LONGUEVILLE
1656 Le 20 décembre, Henri d*Orléans, à là requête de Charles de
coMeTchî^ês Bonstetten, baron de Yamnarcus, qui n'ayant que des filles demande Bonstetten, daît de pouvoîr disposer de son fief en faveur duquel de ses gendres ^CM? dems- ^^ ho^ '^î semblerait, lui accorda sa demande, à eondition que oci poser de son fief serait pour celui de ses gendres qu'il voudrait choisir, et pour ses de seJgendres" ^^scendants en droite ligne, portant son nom et ses armes, seulement et sans que le fief puisse ci-après être transféré en une autre maison étrangère, et encore à la charge que le cas ardvant du décès du dit baron de Vaumarcus, celui de ses gendres qui sera nommé pour succéder au dit fief, en reprenant le fief, et faisant le devoir de vassal envers S. A. ou ses successeurs, outre les conditions portées par la 'première constitution du dit fief, n'en pourra être saisi ni invêtu qu'après s'être soumis à celles qui lui seront ordonnées pour la sûreté des droits de S. A. et pour empêcher le dépérissement du dit fief. Le présent brevet fut scellé du sceau de S. A. et signé de sa main, contresigné Boulanger, à Rouen, le jour susdit.
Hariaffe Le 18 décembre, le traité de mariage fut conclu et passé entre d'Achey avec Eugène d'Achey, baron et seigneur de Montferrand, Vcrcel, Thoraise, Charlotte de Courchalou, Avilley, Mondone, etc., colonel du régiment du baillage du baron de de Dôle, et Charlotte, fille de feu François-Antoine de Neuchâtel, Goigier. baron de Gorgier. Ce traité est signé J. S. Belin. Galerie» bftties Comme il y avait, au bout de la nef du temple de N.-D. de Neu-
dans le grand •# / r
temple de Keu.châtel, un balcou sur lequel il y avait des orgues qui furent ven-^ ciiftteiàia place jues ^^prèa la Réformation, à côté desquelles il y avait deux cabi-
des orgues, ^ . ' /
nets percés à jour qui servaient pour les musiciens et qui étaient
devers le vent du dit temple, on les retrancha cette année, et on
y bâtit en leur place des galeries de bois qui y sont encore.
d***sh*^^* Jean-François de Schœnau, évêque de Bâle, mourut cette année
évêqaedeBftie. 1656* H out pour successcur Jean-Conrad de Roggenbach, qui fut
sonsuocesseur. élu à Delsberg le 22 décembre 1656.
Tremblement Le 23 février 1656, OU Sentit en divers endroits de la Suisse
trois fortes secousses d'un tremblement de terre. Quoique cette an-
abo^d^"*^! ^^^ ^^^ ^*^ ^^^ pluvieuse, elle fut cependant assez abondante en
que pluvieuse, viu et en grain. La vente de vin se fit à Neuchâtel à 60 livres le
^^et^abV*" '""'^^ ''®^" P^"^ '® froment à 7 batz, Témine, l'orge 3 batz et
2 gros, l'avoine 2 batz et un gros.
Entérinement Le 12 janvier 1657, les gens de la Chaux-de^fonds parurent en
de l'acte de la ., .*« ...*,. . ,• ,%,
mairie et corn- couseil d Etat pour y demander lentennement de lacté d érection
" chaux-dt ^ ^® '^"^ '*^" ^" mairie, paroisse et communauté, que le prince leur
fonds. avait accordé l'année précédente. C'est ce que le conseil d'Etat fit
Maire et Jus- solennellement, et il établit la dite justice, dont le premier maire fet
Abraham Robert du Locle, auparavant secrétaire du conseil d'Etat,
FBUfGB DB NEUGHATBL. 87 LIVRE II.
auquel on fit prêter le serment ainsi qu*à tous. ceux qui avaient été 1657 choisis pour être membres de cette nouvelle justice. Le conseil oépntation end*Etat députa «isnite quelques conseillers pour les aller mettre en ^^^ d'éut^à possession de leurs emplois, à condition que si, au bout de trois ^ ohaux-deannées, le succès ot Tadministration de la ji»tic6 répondaient aux ^^^S^n'^dM bonnes intentions de S. A., ils seraient confirmés ; ce qui fut aussi noareAuz emexécuté, conformément aux ordres de S. A. p y •
Le 28 mars 1657, le traité de mariage entre Henri de Savoie, Tndtédemaduc de Nemours et d'Aumale, archevêque de Rheims, marquis de S^IfâeNe^uw St-*Sorlin, comte de Genevois, pair de France, et Marie d'Orléans, et Marie d'Orfille de Henri H, duc de Longue ville, fut passé par devant Pierre p^^^^^ de Rivière et Martin Anceau, notaires gardenotes du roi. Cette prmcesse fit renonciation à la succession des biens de son père en mie renonce à faveur de ses frères et de leurs descendants mâles tant seulement; ^yê^T^e^^ elle renonçait aussi au douaire constitué à feu madame sa mère par frères et de Monsgr. son père dans leur contrat de mariage, dont son père en ^^^^^^' demeura qotte et déchargé moyennant la somme de 500,000 livres que le prince, son père, lui accorda. U est dit dans ce contrat qu^elle renonce à tous les biens paternels en faveur de ses frères ou du survivant d^entre eux, à la réserve des meubles, des acquêts et des maisons de Paris etc. Elle devait avoir le quart de Thôtel de LongueviHe. Le prince, son père, hii rendit compte des biens de Louise de r^ prince son Soissons, sa mère, de sorte qu'il lui en délivra la somme de ^^^^d^^ 1)065,000 Uvres tonmoises, outre la moitié de toutes les terres que biens de sa possédait la maison de Soissons. Le prince lui redut pour son reli- ™e Boissons. quai de compte la somme de 274,000 livres toumoises. Enfin il lui donna encore par son testament 90,000 livres, tellement qu'elle était une des plus riches princesses de l'Europe, et ce d'autant phis qu'eHe hérita encore depuis de grands biens de ses frères; c'est pourquoi elle fut qualifiée de la riche hiritiire de LmgueciUe. Le opulence de la prince, son père, possédait lui-même de grandes richesses. On tient ^"^^^"" qu'il avait ^,000 livres toumoises de rente, sans y comprendre les meubles précieux. Il était ainsi un des princes les plus opulents de France.
Le 1" février 1657, le grand conseil de Paris fit expédier à Leprincereçou Henri II l'acte d'un arrêt en contumace qu'a avait obtenu contre la ^J^^de^SÎ princesse d'Orange le 15 mai 1656, biqiidle n'était pas comparue 4«i le met en sur la citation qui lui avait été faite. Cet arrêt contenait l'adjudica- b^^^chA^ tion de la succession de ChâloM, et lui fut accordé pour s'en mettre ions qoi étaient en possession et pour l'exécuter suivant les lois. ^ ^^^*^^'