LIVRE n. 102 CHAPITRE X. — DE HENRI II, DÏJC DE LONGUEVILLE
1660 d'Angleterre. Dès que le roi de France eut cette principauté il fit 11 fait démour démolir la citadelle que le prince Maurice de Nassau avait fait cons-
la cltadeUe, , . „ .^nri
truire Tan 1622.
Bourgeoisie de Hugueuîn Matthey, maire du Locle, ayant été créé bourgeois de ^^^kv^- Valangin, par le comte d'Avy et sa femme, par un acte du 26 fégrueninMatthey vrier 1567, le duc de Longueville contesta cette bourgeoisie de Va- ^A^^'c^? langin à ses fils, Abraham et Esaïe Matthey, parce qu'il envisageait testée par le le comte d'Avy et sa femme comme des usurpateurs qui avaient fln^aiement con- Pi^'s posscssiou de Valangiu au moyen d'un faux testament qu'ils Armée. avaient fait fabriquer avec violence, et qu'ils prenaient faussement le titre de souverains de Valangin. Cependant de sa grâce il voulut bien leur confirmer la dite bourgeoisie pour eux et leurs descendants.
Point» de cou- ^^ conseil de ville de Neuchfitei donna cette année les points de
tume donnés ^
par le conseil COUtume SUIvantS :
de Tille. , ^
Le 7 mars :
Le Ut refkit ap- Avant et après un an el six semaines, le mari est héritier du lit refait de
'**'marî. *" ^^ femme, n'ayant laissé aucun enfant
Quand il nV Deux personnes mariées, qui n'ont point fait de traité de mariage par écrit, de mariaf e, on le dit traité se doit entendre et conformer à la coutume du lieu où les dites U*^'îîime*'d5 P«<^*i«« «>n* ressortissantes.
i^^n* Quand un acteur a formé une demande au rée et ne voulant pourtmvre en
no veut pas ^u^^i laissant écouler quelque temps, le rée le faisant citer en justice, ou Tac-
ponisuivrc en leur persistant à ne vouloir suivre en la dite cause, le passement et absolution
cause, on doit que demunde le rée ne peut lui élre refusé.
libérer le rée.
Le 23 juin :
Enfants qui ont Quand des frères et sœurs sont dans l'indivision, l'un d'eux venant à mourir, dès biens de le survivant ou les survivants l'héritent, à l'exclusion des pères et mères (*)> lor*' raSre,^Msu^rvi- *l**® ^ ^^ frères tt soiurs ont renoncé aum biens paternels et maUmdSy moyemnant vants héritent, une somme qu'ils ont reçtie en déportement du tout. L'un des frères d'eux ou &d1\i8 ^^^^uc^ sœurs venant h mourir étant indivis, Vautre doit cteoir toute la stisdite sotnme, cèdent. ^g^g que |p p^pe y puisse prétendre (**).
Dans les mois de janvier et février et au commencement de mars
f^id violent, de Tannée 1660 il fit des froids si violents que plusieurs lacs de la
Eté très chaud. Suisse gelèrent et furent longtemps dans cet état. L'été fut extré-
Récoite abon- mcment chaud et la récolte très abondante, à Texception de qnel-
TremMcment QU^^ l^^ux qui Tarent frappés de la grêle. La terre trembla six fois
^automne!** depuis le 6 novembre jusqu'au 5 décembre. La vente du vin se fit
Vente et abri. 62 livrcs le muîd, et Tabri du grain se fit le froment, k 12 balz
l'orge 17 gros et l'avoine 11 gros l'émîne.
Confirmation Par un actc du 12 février 1661 le conseil d'Etat confirma à la
de la Joux Pc-
uchet à la com- communauté du locle la concession qui lui avait été faite par Jean-
mnne dn 1x>Hp. • r^
.*) Le cuutnmier de la ville porte: à Texolasioii de ceux qui sont détronqués et dlTlsés. {**) En supprimant ce qui est souligné et substituant ce qui est interll^é, l'on a le point de coutume tel qu'il eut dans le coutnmier de la ville.
Frédéric de Madrutz, comte d'Avy, le 20 mai 1576, concernant la 1661 Joux Pelichet. On lui accorda aussi une troisième foire sur le 17 sep- octroi dune tembre, et un marché tous les samedis de Tannée. L'acte est signé ^d'îm"Lm;hé de Slavay-Mollondin, scellé de son sceau et contresigné Daniel à u même Montandon, secrétaire du conseil. commune.
Le chancelier Henri Hory étant mort, George de Montmollin lui Mort dn ohaosuccéda ; il obtint, en date du 7 février 1661 , de S. A. un brevet n^s^JempScé de chancelier et de conseiller d'Etat. Montmoiun.
La seigneurie fit publier un mandement pour la répression du ^jf"^®i^°^rie® luxe, par lequel eUe défendait: ^lî^dulSir
1. Toutes les étoffes, galons, dentelles d'or ou d'argent fin ou feux, toute Réforme sur les piqûre, broderie, chamarrure, boutons, passepoils, franges, nœuds et autres ^*^*'^ ^^™'®*» choses semblables, faites d'or ou d'argent fin ou faux, à la réserve des boutons ^\^' d'orfèvrerie sans queue, mais on ne défend pas les boucles d'argent pour les
baudriers ou porte-épées.
2. Les habits de soie, velours, panne, satin, damas, tapis, taffetas et autres Habits de veétoffes de soie et mêlées de soie, et même de mettre sur les habits, cha- lo»» ^toflfes de peaux, baudriers, gants, etc., aucuns rubans, dentelles, boutons, passepoils, «oe, etc. franges, nœuds et autres tels agréments faits de soie, ni bas ou canons faits
de soie.
3. On défend de porter des dentelles plus hautes d'un pouce, et qui ne se- DenteUes, ront pas faites dans le pays. On défend aussi les glands, points coupés et autres glands, ouvrages de fil.
4. Les chapeaux de castor, vigogne et autres faits de poil; et on ne devra Chapeanz de porter que des chapeaux faits de laine. On défend les canons de toile et grands castor, bas retroussés, et de porter des hauts-de-chausses qui ayent plus d'une aune Porter hautsde largeur, et des chemises dont la toile coûte plus de quinze batz l'aune. de-chausses.
5. Les cappes faites de zibeline, et qu'on n'en pourra pas porter qui coûtent Les cappes de plus de 20 livres. On pourra porter pendant un an des cappes ou caries de «i- Q^^t^ de zibebeline qu'on a déjà, mais on les fera teindre de couleur noire. Une.
6. On défend absolument les fraises aux femmes et aux filles, excepté les Fraises, femmes âgées, mais qui n'en pourront porter de plus larges que de quatre
pouces.
7. On défend encore de porter aucunes pierreries, perles, grenats, chatnes Pierreries, d'or, colliers, bracelets, ceintures, tours de carie, cordons et autres choses sem- ^^^^^^^ ^^^* blables faites d'or ou d'argent fin ou faux. On pourra toutefois porter un mban de soie, au lien de ceinture, et trois bagues do la valeur de vingt livres chacune au plus.
8. On défend aux servantes de porter aucune étoffe de plus haut prix que le Défense aux
Cadix, à moins qu'elle ne soit fabriquée dans le pays, de porter aucune toile de *«f^*"*®" de 1. i t. > .?.».. .. . . • porter toUe de
un, aucunes manches plissées, ni cdte de baleme, incnns souliers dont les talons ^^ manclies,
soyent plus hauts d'un pouce^ ni aucune carie qui vaille plus de cinq livres et pelisses, sou-
où il y ait du velours. Wers hauts, etc.
On excepte de ce règlement les gardes de foire de la ville de Neufchâtel, Exceptions, les capitaines, lieutenants, enseignes et autres officiers des Bordes et ceux qui commanderont la milice et ceux qui iront en voyage.
On défend aux marchands de vendre aucune des choses cî-dessus spécifiées, Défnise aux et aux tailleurs de faire des habits contre les défenses ci-dessus. aux tailleurs.
On défend aussi de convier d'autres personnes aux baptisés des enfants, pour Défensedecon- I • j t . t I . 1 , i ti » . viôJf aux bap-
les suivre dans le temple, que les marraines, les mères, belles-mères, sœurs et tisés.
etc.
UVRE II. 104 CHAPITRE X. -^ DE HENRI 11, DUC DE LOlfGUETILLE,
1661 belles-sœurs de l'aocduchée, ni de faire aucun festin le jour du baplisé, et de n'inviter qui que ce soit, à inpins qu'il n'y eût^es parrains ou des marraines Etrennes aux de dehors. Et on ne pourra faire aux enfants aucune étrenne qui excède un enflmts. écu blanc.
Défense des Enfin on défend tous les repas des ensevelissenents, et de ilisiriliner des repaa d^ensere- aumônes à toute la foule et assemblée des pauvres après l'enseyetissenent, mais
il sera permis d envoyer ce qu on trouvera a propos aux pauvres du Iiev. Peines pour les Le présent règlement commencera aux Bordes 1661 et durera dix ans. Les contrevenant», contrevenants seront châtiés de cinq livres d'amende pour la première fois, de cinq livres pour la seconde, et pour la troisième aussi à cinq livres et à la javiole, et ces amendes seront appliquées à l'hôpital.
Donné au château de Neufchâtel le 16 février 1661, signé 8iaw^ iManém, Points de cpn- Le conseil de ville de Neuchfitel donna cette année plasieurs points