‹ Annales historiques du Comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-CésarChapitre 6 sur 264 · LIVRE II. 14 CHAPITRE X. — DE HENRI II, 0UG DE LONGDEYILLE · texte numérisé non relu

LIVRE II. 14 CHAPITRE X. — DE HENRI II, 0UG DE LONGDEYILLE

1630 „ Donné à Paris le 4 février 1630, si^é Louis, scellé du sceau du roi et

„ contresigné Le Beau Clerc."

ttme'domépiir ^® P^*''* ^® coutume qui suit fiit donné par le conseil de ville

leConjeuSe \ç. 2 juiUet 1630:

La taxe n'est Quand une personne agit par taxe sur le bien d'un particulier, ^i^ t^^e ne

pas nulle encore peut être désertée et rendue nulle, encore qu'on ne passe outre à faire dresser qu*on ne dresse 1^^^^^ j^ jite taxe dans six semaines; mais la coutume porte qu'il y a an et laaa six mois. J®**" P®°^ ^^^^^ dresser lettres judiciaires, sans qu'icelle taxe soit désertée, ni que le créditeur enconre forclusion dans le dit temps.

Approbation da Par un acte du 18 septembre 1630, le prince approuva et con- ^cord^enh-e^ firma UD accord fait entre la Classe et les paroissiens des Verrières, Classe et les au sujet de la dîme de chanvre que les dits paroissiens payaient à paroMe^ des ^^^^ pasteur en beurre et en fromage, ce qui causait souvent des smet de la dîme difficultés entre eux. C'est pourquoi ces denrées Airent appréciées de chanvre ^^ argent, savoir: pour chaque livre de beurre douze li>Tes de capital et une livre et demie de fromage à la même somme; ce qui étant supputé se monta à la somme de neuf-cents écus faible monnaie, laquelle somme étant payée et délivrée par les dits paroissiens, ils seraient entièrement francs et quittes pour toujours de ia dite dlme de chanvre et que cette somme serait appliquée à quelque fond qu'on joindrait au domaine de la cure des Verrières; à quoi le prince consentit. L'acte est daté de Paris, signé Henri, sceHé de son sceau et sontresigné Vaumelle.

Les étrangers Et à l'instauce dcs commuiiiers des Verrières, il Ait déclaré, par mtoT^^- ^^^* ^" Conseil d'Etat du 28 février 1631, que les étrangers qui chissement. possèdent des terres sujettes à la susdite dîme jouiraient du même affranchissement ainsi et comme s'ils habitaient aux dites Verrières. Signé N. Tribolet.

Entrée du ma- Le 12 février 1630, le maréchal de Bassompierre ftt son entrée 'sompierreà ' à Solcuro. Le 4 mars, les députés des cantons s'y assemblèrent et

Solenre Lies

cantons îoi ac- accordèrent au roi de France six mille hommes. Le maréchal partit hommes, de SoleuTC, le 13 avril, pour retourner en France et passa par Le canton de Neuchâtel O OÙ OU lui fit beaucoup d'honneur. La ville de Soleure ®^^^^^^"lui donna quatre compagnies pour le service de S. M. T. C, de compagnies, l'une desquelles M. Jacques de Stavay MoUondin, depuis gouverneur de Neuchâtel, fut capitaine. Ces troupes i^irent envoyées dans le Bassigny et depuis contre l'Allemagne; il y en avait parmi elles bon nombre du comté de Neuchâtel. Cette levée de soldats dépeupla beaucoiq) la Suisse, surtout après les différentes pestes dont le pays avait été afBigé.

(*) Les Mémoires de Bassompierre (tome IV), loin de faire mention de ce passage par Neuchâtel, annoncent, an contraire, que, parti le 20 avril de So* ieure, il coucha à Arberg, et que de là il prit la route d'Avenches, EchaDens e( Aubonne pour se rendre à Gex.

Le pape . Urbain YIU croyant que les comtés de Nçuchâtel et 1630 Valangin étaient à vendre, les fit demander au duc de Longuevflle; vM^veuFMhS il lui en offrit quatre millions, et c'était pour un de ses neveux. NÏuchlîeî pour

*, . , . î ^ .^ ... un de ses ne-

Mais le pnnce rejeta cette proposition. veux.

Charles-Emmanuel I", duc de Savoie, mourut cette année. Né ^;^Sâ*ïîuc l'an 1561, a avait épousé Catherine Michelle, fille de Philippe U, roi ^l^]^^' d'Espagne. D laissa trois fils: 1. Victor-Amédée, né l'an 1587, qui lui succéda; 2. Maurice, né l'an 1593, qui fut cardinal, mais qui quitta la tiare pour épouser sa nièce Louise-Marie, fille de son frère Victor-Amédée; 3. François-Thomas, prince de Carignan, né Tan 1596. Il avait épousé Marie de Soissons. sœur de Louise de Soissons, duchesse de Longuevilie, toutes les deux issues de Française d'Orléans, sœur de Léonor, duc de L^ongueville. Le susdit François- Descendance Thomas, qui mourut l'an 1656, laissa trois enfants : 1. Louise- ^®.^^.**' Christine, mariée à Ferdinand-Maximilien, prince de Baden ; 2. Emmanuel-Philibert, prince de Carignan, qui avait épousé N. d'Esté ; Le prince de il se mit au rang des prétendants à la souveraineté de Neuchâtel ^^ ^^^^ et Valangin en 1707, non seulement comme descendu de la susdite àimsouyerai- Françoise d Orléans, mais comme étant aussi le cousm-germam et ^^y^^^ le plus proche parent de Madame la duchesse de Nemours, de la succession de laquelle il était pour lors question. 3. Eugène-Maurice, comte de Soissons, né l'an 1633, mort l'an 1673, gén^l des Suisses; il épousa, l'an 1657, Olympie de Mancini, nièce du cardinal Mazarin, dont il eut six enfants, savoir : Thomas de Savoie, comte de Soissons, né l'an 1658; Philippe, chevalier de Malte; Louis-Jules, chevalier de Savoie, tué au siège de Vienne; François-Eugène, abbé, ^^*^ général au service de l'empereur; Marie-Jeanne-Baptiste de Soissons, née l'an 1665, et Louise-Philiberte de Carignan, née l'an

L'empereur ayant envoyé, le 5 janvier 1630, des troupes en Al- ^®jj^. sace, quelques cantons mirent des garnisons dans les places fr^n- *»|^de ceqne tières pour les garder, parce qu'on craignait que S. M. L n'eût du ^^^^^es^fn ressenthnent de ce que les Suisses favorisaient la France. Le can- aisacc. ton de Soleure envoya cent cinquante hommes dans ses châteaux Garnison dans de Dorneck, de Thierstein et de Gilgenberg; ce qui mit aussi le ^tondesocomté de Neuchâtel à couvert de l'appréhension qu'il av^it conçu i^o'^* de l'approche de ces troiq>es.

Le 16 mai, on fit un jeûne solennel dans toutes les églises de la J"^*!^ d« ^ souveraineté de Neuchâtel et Valangin, pour rendre grâce à Dieu de ce qu'on avait joui de la lumière de l'Evangile, pendant un siècle entier, depuis la Réfonnation; les protestants d'Allemagne célébrèrent aussi le même jour de jeûne le 25 juin.

On fit cette année des ordonnances ecclésiastiques pour la réfor- Mandement sur mation des mœurs, lesquelles furent publiées dans tout l'Etat, Le ^^ "*®^'

mestiques.

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