LIVRE n* 138 CHAPITRE XI. — IRAN LOHS CSAULES D*OBLÉAIfS
1664 tellement que cette maison eut dès lors quatre brandies, savoir, celles de MoJlondin, d'Amnont, de Lully et de Montet. Un de stavay Madame de Longueville rétablit d'abord un aulre gouverneur, qui gonyemeur. ^^ jj^ ^^ Stavay, soigneuT de Lully, frère de celui qu'on TenaiC d*ensevelir, mais on ne lui donna cet emploi que pour le terme de six ans. Il fut installé le 8/18 juin par M. Henri David, secrétaire des ordres de S. A. Avant qu'il fût gouverneur, Urs de Stavay était conseiller d'Etat, capitaine et châtelain du VaMe-Travers« La princesse donna aussi la charge de lieutenant du gouverneur à François- Louis de Stavay, seigneur de Mollondin, fils du défunt gouverneur, et outre cela eUe l'établit encore capitaine de Vabtngin. Urs de LuUy avait épousé Marie Barbe, fille de Pierre Vailier et d'EKsabeth, fiHe de Béat-Jacob de Neuchâtel, baron de Gorgier. st-oiaudedé- Jeau-Jacqucs Tribolet, qui Tannée précédente avait engagé son d^héritSi^ bien de St-Claude pour être un fief réversible au prince à défaut j.^. Tribolet de mâles, étant mort, et ses héritiers désirant de payer leurs dettes, et ne pouvant plus vendre ce bien comme étant terre de fief, et d'autre part son prix ayant de beaucoup diminué par cet engagement, ils prièrent pour cet effet la seigneurie que le dit bien de St-Gaude fût défieffé, ce qui leur fîit accordé par arrêt du conseil d'Etat du 15 juillet 1664, et ce à condition qu'ils restitueraient les 1500 livres délivrées par S. A. au dit Tribolet avec les intérêts, et qu'ils vendraient à la seigneurie une dtme ou terrage qu'ils avaient à Auvemier, ainsi que des censés foncières, savoir, un muid, quatre émines et trois coppets qu'ils possédaient à CortaQlod, et ce à un prix raisonnable; ce qui fut approuvé et confirmé par la princesse avec d'autant plus de raison que les héritiers soutenaient qu'on ne peut pas soumettre des terres à fief masculin au préjudice des créanciers.
Fief Du Ter. Le 23 juillet 1664 S. A. acheta des hoirs de Jean-Rodolphe Du ^*^* Terraux un demi-muid de froment de rente annuelle et qui dépeiH dait du fief de cette maison. (V. les ans 1526, 1586 et 1619.) Fief de Krieg- La Seigneurie avertit cette année LL. EE. de Soleure, de la part "mSSoii de8<^* de S. A^ de venir prêter la foi et l'hommage pour ce qu'ils tenaient leore doit du fief de Kriegstelten; mais ils prièrent S. A. de les en dispenser. 'hômmi^er ^^ coBsidératiou qu'ils avaient obtenu la même grâce des archiducs d'Autriche pour les fiefs qu'ils tiennent d'eux. S. A. les en dispensa jusqu'à la majorité des princes, et on ne les y a pas pressés dès lors. CV. les années 1310, 1337, 1347, 1349, l^fô9 et 1459.) Hitioire do flef Qn a troHvé daus les archives un projet de la concession de ce deKriegttetten. g^j j^ Kriegsletten quo George de Rive, gouverneur de N^châtel, voulait faire aux seigneurs de Soleure, du tiers de cette dtme, par lequel il se conste que cette dtme, à défout d'hoirs capables de succéder au fief, échut par la mort de GuiUaume de 6runeiri)0rg au
DUC UB LONGUEVILLB. 139 UVBE II.
comte Jean de Fribourg et que par la même raison il retourna à 1664 Rodolphe de Hochberg par la mort de TlmriAg de Ringoldingen, avoyer de Berne; mais Philippe de Hochberg, son fils, le prêta de nouveau en fief à Louis de Diesbach, bourgeois de Berne, pour lui et ses hoirs, lequel étant mort, Rochius de Diesbach son fils, tant en son nom qu*en celui de ses frères, le reprit des douze cantons qui tenaient pour lors le comité; et comme le dit fief était parvenu au dit Rochius par le partage fait avec ses frères, à la prière de Tavoyer et conseil de Soleure qui en avaient déjà un tiers à cause de la coUature du dit Kriegstetten (*), il le leur remit et vendit comme il Tavait reçu des cantons, avec la réserve du consentement de Jeanne de Hochberg. Après cette acquisition LL. EE. de Soleure écrivirent une lettre à George de Rive, beaa-père du dit Rochius, pour le prier de leur procurer Tapprobation de Jeanne de Hochberg pour Tachât qu'ils avaient fait d'un tiers de la dite dlme de son gendre, s'ofirant de faire à la dite princesse ce qu'ils pouvaient ôtre tenus de faire à cause du dit fief et dlme. On ne trouve point on n*» pat les investitures de ce fief faites tant par Phihppe de Hochberg et eiennes iotm^les cantons aux dits de Diesbach que celles qui ont été faites ée^twnmàe^ûer. puis à LL. EE. de Soleure, qui ont cependant envoyé à diverses Audiences et Etats l'un de leurs avoyers ou conseQlers, pour y assister lorsqu'on les en a sommés. (V. les ans 1547, 1559, 1565 et 1618.) Le conseil de ville donna cette année 1664 plusieurs points de Points de oou-