COMTE DB 6T-P0L. 163 LIVRE IL
déchoir le dit osufructoaire. — Le survivant teoank Tus du trépassé, et il laisse 1670 la maison découverte, et qu'à ce sujet elle se gâte et pourrit, il sera mésusé de la pièce. Quant aux vignes, s*il les laisse sans les cultiver aux saisons une ou plusieurs, sera à dit de vignerons, et s'il y a faute, ilsera mésusé de la pièce. Quant aux champs, s'il ne les laboure à us de labourenr, aux saisons, il sera mésusé de la pièce qui ainsi se trouvera ; et quant aux prés, il les entretiendra en nature de prés, à dire de gens de bien, sans fraude ni aguet, et s'il ne fait suivant le contenu ci-dessus, la pièce qui se trouvera y avoir faute, il en sera mésusé. Hais on ne pourra pas faire déchoir l'usuf^uctuaire des pièces à l'égard desquelles les susdites fnutes n'auront pas été commises.
Le 31 août :
Une venre, saas être aslortsée oo omu cooMiisance de justice, ne peut Une veuve na vendre ni aliéner des terres de son défont mari, et s'il arrive qu'elle en ait ^îena de*»on* aliéné, il est permis aux enfants de leur mariage, soit un ou plusieurs, lorsqu'ils ^^^ y ^Itîe sont parvenus en âge, d'en faire déchoir l'acheteur en lui destituant les deniers autorisée. qu'il en anm délivrés, moyennant que les dits enfants n'aient laissé écouler la vlDt^i^re£en prescription depuis qn*ils sont parvenus i l'âge de majorité.
L'hiver de Tan 1670 fut exlrémement froid, lelloment que près- Hiver très que toutes les fontaines gelèrent, et même, le vin dans les caves. ^^^
On sentit un tremblement de terre le 6 juillet, à deux heures dn Tremblement
de terre.
matin. Il y eut en divers lieux des vers qui broutèrent les racines vers qui broude rberbe^ ce qui la faistit sécher, et ce qui fit qu'il y eut peu de **^^î!l^^^ foin en ces endroits. L'année fut cependant abondante en vins et en grains. La vente du vin se fit à Neuchâtel 40 Uvres le muid, vente du vin et l'abri fixa le froment à neuf balz Témine, Porgé à treize gros ** *^*' rémine, et l'avoine neuf gros.
Le 19 février 1671, l'abbé d'Orléans fit une autre donation en Nouvelle dona-
faveur de son frère, le comte de St-Pol, soit duc de Lqnggevi|le, J^orf/^ênfe. lui remettant généralement Xou^ ses autres biens pour les posséder Teurdeson dès lors, ne se réservant qu'une pension annuelle de 70,000 livres ^^' toumoises, qvi lui seraient payées pendant sa vie. Dans cet acte il substituait à son frère Madame de Nemours; mais lOTisqu'il fit ce dernier testament, il était déjà dans la démence, et c'est ce qui le fit juger nul dans la suite (V. l'an 1697) (*). Voici en quels termes Madame de Nemours est substituée au comte de St-Pol, son frère, dans cette donation du 19 ou du 23 février:
n a été convenu, qu'au cas que mon dit seigneur le comte de St-Pol, donataire, vînt à décéder sans enfants et descendants de lui, les choses données et dont n*a été faite réserve ci-dessus, ou ce qui en restera au dit seigneur donataire, retourneront à mon dit seigneur donateur, et au cas de prédécès de mon
(^ Cette disposition de l'abbé d'Orléans se trouve Imprimée dans les finctnms de la maison de Longueville; elle est intitulée : DomUion de Hmt Us biens, elle n*est pas du 19 février, mais dn 23, et il y a un testament postérieur dn 26, qui révoque tout testament et codicille précédent et qni se trouve aussi dans le livre des factums (tome JX). Mad. de Nemours n'est point subtUtnée.
La 44menee de l'abbé d^Orléana ne fut attestée juridiquement qu'en avril 1672.