‹ AnnalesChapitre 7 sur 81 · SAINT-ETIENNE · texte numérisé non relu

SAINT-ETIENNE

mPUmERlB DS V* THÉO LIER AÎNÉ ET C'%

n.ACB DE L'UÔTEt-DB-VILXB.

tuât.

TABIiE OCS MATIÈRES.

Procès-verbal de la séance du 8 août tSGl 46

Sommaire. — . Election de M le comte René de Moiitravel, membre litolaire. — Présentation de MM. Raabe et Coste Alphonse. — Ajoumemeat des réunions de la société an mois de décembre.

Procès-verbal de la séance du 5 décorabre 1861 47

Sommaire. — Enquête sur les vipères. — Rapport de M. Dorieu. — Oommsnication é la Société de médecine de S.iint-Etienne. — Mémoire de M. Boulet sur les connaissances électriques chez les peuple dltalie. — ElectioB de MM. Raabe et Alphonse Costé, membres titulaires.

Procès verbal de la séance du 28 décembre 1861 49

Sommaire. — Election de M.. le docteur Beroud, membre titnlaire. — MouDb à bras Pinet et Brunet. — Programme de la 29* session du Congrès sdeatifique de France. — Elections diis membres du bureau pour 1862.

MEMOIRES

Compte-rendu du Cdmicc agricole de Saint-Gencst-Maîifaux en 1801, par M. Briant, Président de la Société 103

D3 l'étal des connaissances relatives à rélectricilé cliex les anciens peuples dllalie, par A. F. Boulet, docteur ès-sciences .... 107

Note du docteur Micbalow%kl 13S

Note sur les formes algébriques, par M. E. Combescurc, docteur ès-sciences 135

V Assistance et les Institutions de prévoyance, par M. Juies Simon. — Compte-renlu présenté par M. F. Michalowski, dans la séance du H avril 1861 149

Bibliothèque forésienne. — Catalogue raisonné des ouvrages imprimés, manuscrits, chartes, titres, plans et gravures, pouvant servir à l'histoire du Forez, par J. -A. de la Tour-Varan ... 155

Observations tbermométriques faites par M. Bartésago, opticien . HS

Manee cln mois de Juillet.

Par suite du transfert des colleclions et des archives de ]a société au Palais-des-Arts, dans lequel son installation a été réceounent décidée, aucune réunion n'a pu avoir lieu au mois de

La séance a été ajournée an mois d'août, époque à laquelle devront être terminées les dispositions nouvelles adoptées par laeociétépour la tenue de ses réunions et pour son installation définitive dansTédifice municipal.

All!«ALES. — 1861.

Procès-Terbal de la séance du S août 1961*

Sommaire. — . Election de M le comte René de Montrayel, membre titulaire. — Fréseotation de MM. Raabc et Coste Alphonse. — Ajournement des réunions de la société au mois de décembre.

La séance est ouverte à deux heures et demie sous la présidence de M. Briant, au Palais-des-Arts.

Sont présents : MM. Briant, Ninquerier, d'Albigny, Gagnier, Chaverondier, Perriollat, Favarcq, Rociie, Tliirault, Roncliard- Siauve, Mourguel-Robin.

Après diverses communications et discussions relalives à Tinstallation nouvelle de la Société dans le pavillon sud du Palais-des- Arts, et sur les dispositions ù prendre pour l'organisation nouvelle des collections et des archives de la Société, l'assemblée procède au scrutin sur la candidature de M. de Montravel, au titre de membre titulaire.

M. le comte de Montravcl, maire de la commiîne do Saint- Sauveur-en-Rue, et suppléant du juge depaixdeBourg-Argenlal, a été présenté dans la séance précédente par MM. d'Albigny et Briant.

M. le comte de Montravol est admis à l'unanimité, au litre de membre titulaire.

Sont présentés au même titre :

M. Raabe, directeur des verreries de Rive-de-Gier, par MM. Ninquerier et d'Albigny.

M. Coste Alphonse, négociant à Roanne, par MM. d'Albigny, Chaverondier et Gagnier.

Il sera procédé à l'éleclion de ces deux candidats dans la séance suivante.

Plusieurs membres émellcn t la proposition que vu l'éloignemenl et les occupations d un grand nombre de membres pendant les mois de septembre, d'octobre et novembre, il ne soit pa^ tenu de séances pendant ces trois mois. La proposition mise aux voix par M. le Président est adoptée.

La séance c-^l levée à 4 heures.

Frocèi-Terbal de la séance du 5 déeembre 1861*

Sommaire. — Enquête sur les Tipères. ~ Rapport de M. Dorieu. — Commu- ■icatioo à la Société de médecine de Saint-Etienne. — Mémoire de M. Boulet sur \fê connaissances électriques chez les peuples dltalie. — Election de M>l. Raabe et Alphonse Coste, membres titulaires.

La séance est ouverte à 2 heures et demie sous la présidence de M. Briant.

Sont présents : MM. Briant, Maurice, Ninquerier, Gagnier, Bouzeraod, Payrc, Boulet, Favarcq, Durieu, Duraond, TliirauU.

M. d'Albigny, secrétaire général, ne pouvant assister à la séance, M. Gagnier est in\ilé à remplir 1er fonctions de secrétaire général.

M. le Président rend compte des publications et des commu- Dicalions diverses qu'il a reçues pour la Société depuis la séance pécédente.

Parmi ces communications il signale le questionnaire qui lui a été adressé par la Société impériale, zoologiquc d'acclimalion de Rms, pour qu'il soit procédé dans le département de la Loire à un enquête sur les différentes espèces ou variétés de vipères qui y existent, et sur les accidents causés par ces animaux.

M. le Président fait connaître qu'il a dû remettre en temps utile ce questionnaire à M. le Président de la section des sciences et que cette section a chargé M. Durieu, l'un de ses membres, de lui présenter un rapport en réponse aux principales demandes adressées par la Société d'aclimatalion II a été en outre convenu avec M. le Président de la section des sciences, que ce questionnaire serait par lui communiqué a la Société de médecine de Sainl-Rtienne, avec prière de répondre aux questions qui ressorteot plus spécialement do sa compétence, telles que l'observation des cas de morsures de vipères et des suites de ces accidents.

M. Durieu fait connaître qu'il est prêt ii donner lecture du rapport qu'il a été chargé d'établir par la section des sciences. M. le Président l'en remercie et l'invite à faire cette communication.

Après cette lecture intéressante, la Société décide que le rapport de M. Durieu ainsi que les documents qui seront fournis par la Société de médecine de Saint-Etienne, seront transmis à la Société impériale zoologique d'acclimalation dès qu'ils seront complets.

M. Boulet donne lecture d'une partie d'un mémoire qu'il a présenté dans la section des sciences, et ayant pour titre : l'Electricité chez les anciens peuples d'Italie.

La Société remercie M. Boulet, de la communication de cet important travail, et adopte son insertion dan^i les Annales.

Il est ensuite procédé au scrutin sur les candidatures de MM. Raabeet Goste, présentés dans la séance du mois d'août au titre de membres titulaires.

MM. Raabe et Alphonse Goste sont admis à l'unanimité comme membres titulaires.

La séance est levée à 4 heures et demie.

Procèi-verbal de la séance du 2S dérembre 1661.

5owiAiRB. — ElectioD de If. le docteur Beroud, membre titniaire. — Moalin à bras Pinet et Bnmet — Programme de la 29* session da Congrès sdentifiqBe de France. — Electiens di» membres da bureau pour 1862.

La séance est ouverte à 2 heures et demie sous la présidence de M. Briant.

Sont présents : MM. Briant, Maurice, î^inquerier, d'Albigny, Bouzerand, Foumy-Dulys, Boche, Favarcq, Jacod, Mourguel- Robin, Perriollat, Thirault.

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté.

La Société procède au scrutin sur la candidature de M. le docleur Beroud, médecin de l'Hôtel-Dieu, présenté au titre démembre titulaire de la Sgciété par MM. Briant, Riembault etd*Albigny.

M. Beroud a été élu à l'unanimité.

M. le docteur Maurice donne ensuite lecture du procè- verbal de la séance tenue parla section des sciences qu*il préside.

M. d'Albigny, communique à la Société une lettre adressée par MM. Knet et Brunet, de Valence, qui recommandent à l'attention de la compagnie un moulin à bras dont ils sont les inventeurs, ï. d'Albigny fait connaître que les renseignements fournis par les auteurs sur le système du moulin lui ayant paru très-incomplets et insuffisants pour apprécier la portée de leur invention et ces conditions économiques, il leur a demandé de nouveaux renselgoements qu'il s'empressera, s'il y a lieu, de communiquer à la Société.

M. d'Albigny soumet à la Société le projet de programme qu'il a préparé pour la vingt-neuvième session du Congrès, dont il est secrétaire général, et qui doit s'ouvrir à Saint-Etienne au mois de septembre 1862.

11 douoe lecture de la partiie du programme qui renferme les questions relatives à l'agriculture, à l'industrie et au commerce, et quelques-unes de ces questions sont l'objet de rapides discussions.

Le projet ainsi examiné et discuté est trouvé satisfaisant par la Société qui y donne toute son adhésion.

M. d'Albigny fait à cette occasion appel au concours de tous les membres de la Société afin que chacun veuille bien étudier les questions qui l'intéressent plus spécialement et se préparer à leur discussion par un travail écrit ou de tout autre façon.

La Société passant ensuite à Tordre du jour procède au scrutin pour l'élection des membres du bureau de la Société dont les fonctions expirent annuellement et qui doivent élre désignés pour Vannée 1862.

Ces fonctionnaires sont :

Les vices- présideols, présidents des sections, Le secrétaire général.

Le trésorier, Le trésorier-adjoint, Le conservateur des collections, Le bibliothécaire.

Le scrutin donne les résultats suivants :

Sont nommés à la majorité Secrétraire général, MM. d*Albi;^ny, réélu.

Trésorier, Rimaud, réel u .

Trésorier-adjoint , Bouzerand ,

Conservateur, Mourguel-Robin.

Bibliothécaire, Chevalier, en remplacement de

M. Blocizewski, démissionnaire.

L'élection des vices-présidents sera faite conformément aux statuts au sein de chaque section, et le bureau de la Société sera déGnitivement constitué après ces élections.

La séance est levée à 5 heures.

MÉMOIRES

COMPTE-RENDU

ém Um^mm% ém la Société pimdaAt Pamiéé 18BO,

FrèMoté ptr M. Pml d'Almont, secrétaire général, dans la iéaneo d« 7 mars 1861.

Réfomeràla fin deehaqoe année les traTaux accom|>]i8 pendant cette période et en replacer le fidèle tableau sous les yeux ' delà sodétéy tel est l'un des devoirs qui incombent aux fbnctioiis que vous m'avez fait Thonneur de me confier pour l'année 1 860, et auxquelles votre bienveillant suffrage m'a de nouveau appelé en 1861.

Je me sois efforcé d'apporter (danâ l'accomplissement de cette tkbe toute la franchise et toute l'impartialité qu'elle m'a semblé réclamer par dessus tout.

Si votre société ne s'est pas signalée pendant Tannée 1860 par la production de mémoires et de travaux nombreux et variés, par un mouvement très prononcé de progrès et d'activité, elle peot cependant sans trop de regrets jeter un coup d'ceil réfroè^pectif sur l'emploi du temps et des moyens dont elle a disposé et furies événements qui se sont accomplis dans son séin pendant cette période.

Votre société compte actuellement huit membres honoraires de droit, cinq membres honoraires nomniés par elle, soixante-deux membres titulaires résidant à Saint-Etienne et trente membres titulaires résidant en dehors du chef-lieu.

Son effectif réel est donc de cent cinq membres au moins.

Elle compte, en outre, quatre-vingt-qoinze membres, correspundants en France et en Algérie, et dans ce uombre figurent des oems dbtingués et illustres dans les sciences, dans les lettres, daos l'industrie, dans les arts et dans les fonctions élevëes dcf l'Etat.

Vos relations sont devenues plus étroites avec les sociétés de Boanne el de Montbrison,vos sœurs et vos émules, plus favorisées par les conditions du milieu dans lequel s'exerce leur action, en fi qui touche particulièrement à l'agriculture.

Par une initiative pleine de convenance et empreinte du plus ' «Éaoïaïa. — 1861. 1

louable esprit de confraternité académique, vous aves en suite d'une décision prise à l'unanimité dans votre séance du W mars 1860, décerné le titre de membres honoraires aux membres des bureaux de ces deux sociétés.

Cette nnmifestation des sentiments si sympathiques qui animaient votre société pour les deux associations rivales, a été accueillie comme elle méritait de l'être, et une disposition réciproque de leur part est venue établir, entre les trois plus importantes sociétés agricoles du département, des rapports qui ne peuvçnt que s'étendre avec le temps et porter les plus heureux fruits.

Permettes-moi, eu rappelant ce fait qui a agrandi le cadre de . votre personnel, de me féliciter vivement avec vous de Tinitiative que vous avez su prendre et dont une bonne part revient à votre société d'agriculture.

La situation des forces de votre société reste donc très satisfaisante, Messieurs, malgré les démissions qui ont eu lieu pendant le cours de cette année et nous ont privé successivement de quinze environ de vos collègues anciens ou nouveaux.

Les uns trop tôt découragés, les autres détournés de vos Iravaux par les impérieuses préoccupations du commerce ou de rindustrie, ne vous avaient apporté pour la plupart qu'un concours bien faible, et déjà plus d'un vide laissé par ces désertions volontaires de nos rangs a été heureusement cochblé.

Tout nous autorise à penser que Tannée qui commence nous apportera encore de nombreux et vaillants collaborateurs. U y a lieude Tespérer d'autant plus que, par une décision toute récente, vous avez fait disparaître de vos statuts la disposition relative à la cotisation supplémentaire de 24 francs rachetable en jetons de présence, et que vous avez abaissé au taux uniforme de 12 francs la cotisation annuelle de tous les membres titulaires indistinctement.

Cette mesure qui réduit sensiblement les ressources de k société est un témoignage du désir généreux qui anime le plus grand nomb:e d'entre vous, de ne laisser aucun prétexte à l'éloignement des hommes dont le concours peut vous être utile.

Je serais heureux. Messieurs, de pouvoir terminer ainsi cette revue de votre personnel, mais au moment même où ma tftcbe allait finir avec Tannée dont j'avais à vous rendre compte, votre

société perdait i'un de ses plus anciens membres, M. Praiiu de NeyiieQ!(, décédé à BonsoD, canton de Saint-Rambert.

II. Praire de Neyzieux, ancien négociant, ancien secrétaire du ' Geoseii général, du commerce et de Tindustrie, membre de la chambre consultative d'agriculture de cet arrondissement, che. TaHer de la fiégion-d'Honneur, fut un des fondateurs de la société agricole et industrielle, aujourd'hui confondue dans votre société par la reconstitution de 1856.

H. Praire de Neyzieux fut un négociant distingué, un représentant éclairé des industries locales, un agriculteur intelligent, et les regrets que sa mort a excités chez tous ceux qui ont pu le connaître d^nt assez combien il jouissait de l'estimo et de la considération publiques.

lk)U8 avons tous partagé ces regrets, Messieurs, et je ne suis qoeTédio bien incomplet de leur expression, mais je ne fais que denneer de quelques jours sans doute, le moment où l'im de vous consacrera, à la mémoire du collègue dont je viens de rappeler la mort, une plume plus autorisée et plus habile que 1« mienne, et fera mieux connaître les droits que M. Praire de Neyzieux avait su acquérir aux regrets de notre société et de notre pays.

Fennettez-moi maintenant. Messieurs, de passer en revue avce TOUS les divers travaux qui ont fait l'objet des réunions et des études des sections qui composent votre société.

J'essayerai de déterminer ainsi la part d'activité de chacune d'elles dans le mouvement général de cette académie.

•ectloB d'a||rle«liwrc.

Votre section d'agriculture a répondu aux espérances qu'avait bit concevoir la bonne organisation de son personnel et de son bureau.

V. Ninquerîer, non président nouveau, dont le zèle et le dévouement vous sont aujourd'hui bien connus, a ouvert les travaux de cette section par un discours qui lui traçait un programme Mt ot complet des questions agricoles locales qui devaient fixer iMt particulièrement son attention et faire Tobjct de ses études et de ses efforts.

Ce document, qui rappelle sous une forme concise l'excellent iDéiMire de M. Tiblier, sur les causes d'infériorité de notre agri-

culture, méritait de trouver place dans vo9 Aonalee, aioâifiie Y0U8 l'avez jugé. Il déterminait, en effet, de ta façon la {4tf heureuse les éléments de progrès et de réforme agricole aux développements desquels devait s'appliquer votre société et spéciallement votre section d'agriculture.

La question de l'organisation et de la généralisation de l'enseignement agricole, qui est partout à Tordre du jour, ne pouvait manquer d'être signalé à raltootion de votre section d'agriculture par son président, et elle devait faire Tobjet de ses premières discussions.

Ainsi, cette section vous pcoposa d'abord la création d'une feuille périodique exclusivement agricole, qui a pris le nom de Bulletin agricole et qui, depuis le mois d'avril dernier, a été tiré à 1200 exemplaires , et gratuitement' adressé au maire , au curé, à rinstituteur de chacune des communes dece dépari^nent, ainsi qu'à divers cultivateurs et particuliers pouvant en répandre les notions. Cette publication, qui vient d'entrer dans sa seconde année d'existence, sera certainement, Messieiurs, une oauvre qui vous honorera, et elle deviendra un sérieux moyen d'enseignement et de progrès, si vous voules bien vous y consacrer avec persévérance.

Ce bulletin mensuel peut recevoir encore des amâiorations et des modifications qui en feront une publication intéressante autaai qu'utile pour tous les cultivateurs.

Votre société ne pourrait-elle, par exemple, chaiger l'un de ses membres de recueillir tous les renseignements de détaib propres à lui faire connaître les conditions d'organisation et les résultats financiers du Journal le Sud-Est^ cette excellente publication agricole fondée sous le patronage des sociétés d'agriculture de l'Isère et de l'Ain ? L'exemple qui nous est fourni par ces sociétés peut être bon à suivre, et nous devons tendre à imiter le bien partout où il nous est démontré.

Quoiqu'il en soit, et quant à présent,votre bulletin agricde rend des services dont l'importance s'accroîtra encore, si un plus grand nombre de membres et de correspondants veulent bien concourir à sa rédaction comme à sa publicité. Votre sectîoa d'agriculture ne manquera pas sans doute de porter toute aoa attention sur ces conditions essentielles de ritalité de son œuvre naissante.

Votre section d'agriculture, s inspirant encore de la néceiiité

{'îModoire et de dévdqiper reBseigaerneut agricole Ami ce iépartement et en particulier dans cet arrondissement, se préocaqa des moyens de créer une ferme-école dans Tarrondissement de Saint-Etienne, et, en second lieu, d'obtenir l'introduction 4^m enseignement agricole primaire dans toutes les communes da département.

Ces projets forent étudiés par des commissions ad-hoc^ qui ions présentèrent chacune leur rapport et la formule du vœu qui résiraiait leur pensée.

M. d'Albigny soumit à votre adoption le rapport qu'il fit au nom ée la commission chargée d'étudier le projet d'établissement d'ooe fenne-école sur la commune de Saiot-Genest-Lerpt. Ce rapport tendant à l'adoption du projet fut ensuite, sous forme de lettre, adressé à M. le Préfet de la Loire, pour être, par ses soins et sous son bienveillant patronage, transmis au Conseil général, qui voulut bien s'associer aux vues de votre société en reconnaisfluit l'utilité du projet dont il s'agissait et en en faisant l'objet d'un ?ceu consigné dans le procès- verbal de ses délibérations.

M. le Préfet fit ensuite parvenir à M. le Ministre de l'agriculture la dmnande de votre société, appuyée du vœu du Conseil général et d'un avis favorable. Mais peu de jours après, le tt septembre 1860, Son Excellence répondait à cette demande par une lettre dans laquelle il faisait connaître « que la situation dn crédit des encouragements a l'agriculture ne laissait pas de fonds disponibles pour de nouvelles fondations de cette nature et ^na^bion loin d'en augmenter les nombreuses charges, il y avait plutôt nécessité de les diminuer. »

Son Excellence ajoutait que dans tous les cas, s'il y avait possibilité de créer de nouvelles fermes-écoles, ce ne pourrait être en &Teur du département de la Loire qui en possédait déjà défix, tand» qu'il existe beaucoup de départements qui n'en 8nt pu encore. C'est par ces motifs que la demande de notre société a été rejetée.

(Testa la même époque que M. Ninquerier vous communiqua le rapport qn'il avait rédigé touchant la nécessité de l'enseignement agricole par les instituteurs primaires. Ce rapport qui todi* foait nettement les moyens que la société jugeait les plus projet à la réalisation de cette pensée, fut également adressé au Conseil général par l'intermédiaire de M. le Préfet, et le Conseil général foranla un vœu conforme aux vues exprimées dans le rapport roi-mentionné.

Doux des membres les plus actifs et les plus compétents de k section d'agriculture, MM. Roche etTiblier, vous ont successivement communiqué des note» tendant à faire ressortir l'utilité quil y aurait à provoquer la création, à Saint-Bticnnc, d'une balle aux grains, d'un marché aux bestiaux et d'un dépôt d'étalons des espèces bovine et porcine.

M. Tiblier vous a même présenté tout récemment une note relative à ce dernier objet et reposant sur des vues plus géiéraies d'organisation de dépôts d'étalons des espèces sus-iadiquées.

Votre société a pri^ en considération ces diverses profto* sitions qui font actuellement l'objet des études do commisnoBs spémles.

M. Tiblier vous a, en outre, soumis de nouveau une proposition tendant à faire mettre au concours par votre société des plans de constructions rurales appropriées à notre département, et établies selon toutes les bonnes régies de l'art, de l'économie rurale et de l'hygiène.

Des exemplaires des plans adoptés auraient ensuite été mis gratuitement par vous à la disposition de tous les propriétaires qui en auraient fait la demande. La société aurait par ce moyeo exercé une utile influence sur l'amélioration si désirable des constructions & usage de fermeset d'exploitations rurales, généralement si mal comprises et pour ainsi dire abandonnées au hasard ou à la routine la plus regrettable.

La proposition de M. Tiblier a été prise en con»dération, die réclame une suite que diverses circonstances ont pu retarder, mais qu'il n'y a plus de motifs de différer.

Rappeler cette question, c'est évidemment lui réserver une place bien méritée dans le programme des concours que la société ouvrira sans doute en 1861.

Comme les années précédentes, votre section d'agricultare a

dû répartir les primes et récompenses que le ministère de l'agri*

culture met chaque année à la disposition de la société en faveur

. des agriculteurs , des serviteurs et des servantes de ferme, et

vous avez distribué 500 francs en espèces, cinq médailles de

^ vermeil, ciâq médailles d'argent, trois médailles de bronze, trois

mentions honorables et onze ouvrages d'agriculture d'une valeur

moyenne de 10 francs.

ile» récompenses, réparties sur \e^ cantons de Saint-Etienne

Est, de Saiut-Geuest-Malifuux el du Chambon -FeugeroUes, ont produit un excellent efTel, et malgré le peu de solennité donnée à ces distributions par suite du défaut d*un local convenable et do concours sufGsamment empressé du public à ces fêtes agricoles, vous avez atteint le but que vous vous proposiez.

Espérons que des circonstances plus favorables permettront à Ta? enir à la société de donner à ces distributions, si dignes d'intérêt, tout Téclat et toute la publicité dont il serait désirable de les voir entourées. L'émulation qu'elles ont pour but d'exciter chez tous les cultiveteurs ne pourra qu'y gagner.

Sur la proposition de M. Rousse, la section d'agriculture a constitué une commission afin d'étudier les moyens d'utiliser les en* grais de toute nature déversés avec les eaux de pluie dans les égoùts de la ville de Saint-Etienne et emportés dans la Loire parle Furens. Cette élude, d'une grande importance pour l'agriculture des arrondissemente de Saint-Etienne et de Montbrison, a nécessité la recherche de renseignements et l'examen de plans qui ont jusqu'à présent empêché celte question de faire de grande pas. Nous sommes fondés à penser que la commission pourra, avant la fin de celte année, vous faire connaître le résultat des travaux auxquels elle s'est livrée à ce sujet et qui sont poursuivis avec persévérance. i

Vous avez voulu assister au concours régional agricole qu s'est tenu à Lons-le-Saulnier, au mois de mai 1860, en y délé^ gnant un de vos membres.

Chargé de cette honorable mission, je me suis appliqué à vous rendre un compte aussi détaillé que possible de l'état de ce concours auquel le département de la Loire a pris une part asseï importante, et le compte- rendu de ma mission est consigné dans vos Annales du premier semestre 1860.

M. Francisque Balay, l'un des membres de votre section d a- ^culture, et dont je vous ai signalé les succès au concours régional de Lons-le-Saulnier, a introduit, en 1860, sur sa belle exploitatinn de Sourcieux plusieurs machines agricoles d'un grand iQtérét au point de vue économique.

Notre honorable président, M. Briant, a voulu assister à divers essais faits au moyen de ces machines sur l'exploitation dont je noos de parler, et il vous a communiqué une série de notes et d'appréciations qui vous ont fait connaître la manière dont ces machmes fonctionnent et le degré d'utilité et de valeur de chacune d'elles.

EdGd, m. Eugène Goltat, l'un de vos nouveaux meinbret, vojus a fait part, dans une notice intéressante, des résultats divers qu'il a obtenus dans les semis d'arbres résineux forestiers qu'il a efiTectués sur ses propriétés du Charobon. Cette communication est venue donner une sorte de coufirmation à la supériorité de la mélhodû de rebubement qui consiste dans l'imitation intelligente de rnnsemenremcnt naturel.

Vous recoii naîtrez avec moi, Messieurs, que cette énumération des travaux de lu ne des plus importantes sections de votre société vous dgnne hion quelque droit d'être satisfaits de sa coopération au bieu public qui est le but que vous nous proposez constamment. Vuus y trouverez aussi, Messieurs, un motif sérieux d's^tlendre encore beaucoup, davantage même de cette section, pendant Tannée 1B61. Tout nous porte à croire qu'elle saura mettre à profit les études de 1860 et réaliser plus d'un projet important et urne.

tiection d'industrie.

Le concours de cette section a été pour ainsi négatif pendant Tannée 1860, malgré les éléments si nombreux d'études et de travaux qu'elle aurait pu s'approprier dans un centre aussi éminemment industriel que celui dans lequel nous sommes placés.

Le rôle le plus actif est toujours réservé à cette section lorsqu'elle voudra s'inspirer des besoins si variés de ses indu8trii*8 locales, ou étudier avec soin et intelligence ses vices et ses transformations , en signalant ce qui a été ou peut être fiiit pour leur amélioration spéciale, ol en encourageant dans la mesure de ses forces les progrès à réaliser.

La fabrication des rubans et des armes, la métallurgie et les mines offrent constamment un programme de questions industrielles qui peuvent fournir h l'aclivilé la plus soutenue les sujets de travaux aussi intéressants qu'utiles.

Votre société n'a pas oublié du reste. Messieurs, que cette section, sans doute mieux dirigée, savait, à une époque encwe pou éloignée, donnera ses travaux un intérêt plus grand et une impulsion plus énergique.

Pourquoi cesserait-elle de vous donner cette même rollnboration, sinon im concours plus actif et plus fructueux?

Pcmrquoi Yolre société o'aui*ait-eUe plus à compter sur jcette section et se verrait-elle comme forcée à la rayer de ses divisioi» spéciales, aHn d'éviter des réunions sans but et sans succès ?

Espérons, Messieurs, qu'il ne nous sera pas donné de voir uo tel résultat dans un tel milieu. Espérons qu'animés de sentiments plus dévoués au bien public comme à l'honneur de notre société, te plus grand nombre des membres de cette section entendront l'appel qu'a Tait tout récemment à leur concours notre honorable jH'éddent, et que Tannée 1861 sera pour cette section une période de réorganisation et de travaux importants et utiles.

Les nom^ des membres nouvellement désignés par les suffirais de celte section pour en diriger les travaux, vous sont déjà un gage assuré que rien ne sera négligé pour arriver à des résultats meilleurs.

On ne saurait se dissimuler. Messieurs, que dans toutes les sociétés libres comme la nôtre le succès et le rôle plus ou moins important de celle-ci ou de celle-là, d'une société entière comme l'une de ses branches, dépendent constamment du zèle, du dévouement et de la volonté ferme des hommes qui reçoivent et acceptent la mission de les diriger.

Espérons donc beaucoup pour l'avenir de la section dlcdustrie, car s'il m'était permis d'empiéter sur Tannée 1861, je pourrais déjà appuyer cet espoir sur les faits.

flkctlon d«s scleBces.

Aucune section peut-être n'a présenté depuis l'origine de vôtre société Texemple d'une marche aussi régulière, aussi soutenue.

C'est bien à la composition du bureau de celte section que peut s'appliquer avec toute vérité l'observation que je faisais un peu plus haut au sujet ^de l'influence des hommes dirigeants sur le rôle des sociétés ou de leurs divisions.

En effet, la section des sciences a toujours tenu ses séances avec exactitude, et l'assistance d'un nombre convenable de sei membres lui a rarement fait défaut.

M. Maurice, son président, et M. Michalowiski, son vice-président, tous deux réélus chaque année avec une parfaite unani* mité, ont su donner aux réunions de cette section un intérêt bien mérité par le compte-rendu des pnbticalions scientifiques que chaque mois nous apporte.

Le Cosmos, la Revue des Deux-Mondes^ le Moniteur scientifique^ les Annales des sciences naturelles et différentes autres revues périodiques sont analvâécs au point de vue spécial des études de cette section, et toute découverte utile et intéressante dans les sciences physiques ou naturelles lui est signalée.

De ces communications naît naturellement un échange d'observations ou de communications nouvelles qui donnent de l'attrait et un but très instructif pour tous à ces comptes-rendus, et à la discussion qui en résulte.

On ne saurait douter qu'il en serait de même dans chaque section si elle s'imposait le même but et en observait aussi scrupuleusement l'obligation.

Parmi 'Jes travaux effectifs do la sectiou des sciences , je rappellerai : !<> La rédaction, par M. Maurice, d'un catalogue de coquilles recueillies dans le départenient et figurant dans vos collections ;

2« Le catalogue des insectes de l'ordre des héuiiplères, recueillis en 1860 dans l'arrondissement de Saint-Etienne par M. Favarq, auteur du dit catalogue;

30 Une notice de M. le docteur Kiinaud, sur la morille ou champignon commestiblo bien connu et apprécié des gourmets ;

40 Une série de notes, dont quelques-unes fort intéressantes sur divers objets d'histoire naturelle, envoyés de l'Algérie par un de nos anciens membres, le docteur Blancsubé, à qui nous devons une bonne partie de nos collections botaniques surtout ;

Enfin, M. Combescure a communiqué à cette section ua travail ayant pour titre Kote sur la surface dèveloppiable circonscrite à deux eWpsoides ou hy lyerlMloides concentriques dont les axes ont la même direvlimiy — travail d'une certaine importance, qui ne manquera pas d'être justement apprécié par les hommes qui s'occupent des mathématiques pures et Iranaceodantes.

Enfin, la sectiou des sciences a été appelée à concourir i)0ur une large part en ce qui concerne notre département à lu rédaction de l'important travail qui, sous le titre de Description scientifique de la France^ sera publié par le ministère de l'instruction publique.

L'ouvrage de haute portée dont il s'agit réclamait nécessairement la collal)oration de toutes les sociétés savantes de France, et par une lettre circulaire de Son Excellence, le ministre de Tins-

Vuction publique a fait à leur zèle un appel qui sera certainemeot CDlendu.

Votre société a réparti entre ses diverses sections le trayail qui devait incomber à chacune d'elles, mais c'est surtout à votre section des sciences que devait échoir la tâche la plus lourde.

La partie géologique et minéralogique de cette description ont été traitées d'une façon aussi complète que possible dans le remarquable ouvrage de M. GrOner (I), ingénieur en chef et directeur de l'école des mines de Saint-Etienne et ancien membre titulaire de votre société.

Le travail pourra donc se réduire sur ce point à résumer Pottvrage de M. Grttner ou à en signaler les parties qui doivent plus particulièrement rentrer dans le cadre de la description demandée.

Une notice récemment publiée dans le Bulletin de la société de médecine par un de vos collègues, M. le docteur Rimtud| permettra Clément à votre société de fournir à M. le ministre lea renseignements les plus complets et les plus exacts sur les eaux minérales du département de la Loire, dont la description fait l'objet de Tune des divisions du plan de l'ouvrage proposé.

La rédaction des parties relatives à la statistique, à l'anthropologie, à la zoologie, à la botanique, qui forment autant de divisions du même plan a été confiée à des membres spéciaux de la section des sciences. Il y a tout lieu de penser que chacun d'eux remplira sa tâche dans la mesure de ses forces et surtout du temps dont il peut disposer on dehors des occupations ordinaires, qui, il faut bien le dire, laissent si peu de loisir dans une ville comme celle-ci.

Ce qui rendra toujours, ou du moins longtemps encore, tout travail scientifique long et difficile à Saint-Etienne, c'est l'isolement absolu dans lequel on se trouve lorsqu'on se livre à l'une de^ branches spéciales des sciences naturelles. Ou ne peut y trouver cet échange si utile d'observations et de renseignements qui est toujours le résultat d'un groupe d'hommes «'occupant des mêmes études spéciales.

•1» Description géologique et minéralo^iqnc du département de la Lotre.

•••tloB des leltrM,

Au comroenccmeot de Tannée 1860, votre lociétô t reçu commuoication d'un important travail philologique qui a été produit ^ns la section des lettres par M. le docteur Micbalowski, auteur d'un mémoire analogue déjà publié dans vos Annales sous le titre : Unité et confusion d^s langues.

Le dernier travail de M. Michalowski a pour but de faire connaître Torigine jusqu'ici ignorée de la langue bretonne, et d'édairer d'une vive lumière un point obscur de la filiation des peuples, qui couvrent, depuis plus de vingt siècles, une partie du sol de la vieille Armorique.

M. Michalowski a, en effet, découvert que tous les mots du dictionnaire breton peuvent être retrouvés dans les dialectes slaves.

11 a traduit la lettre B du dictionnaire ^e Legonidec, à titre ëe démonstration, et chaque mot breton vient se placer sans peine en face d*un mot slave qui semble lui avoir servi de moule.

M. Michalowski a toutefois rencontré quelques mots brel<Mis qd semblaient tout d'abord ne pas devoir se laisser traduire par un équivalent slave, et il a été conduit à rechercher plus lohi l'application de ces exceptions apparentes.

n est alors parvenu à découvrir sous la couche slave du dictionnaire gaulois une couche touranienne, |et dès lors cette dernière langue lui a fourni tous les types informateurs des mots rebelles à la confrontation tentée avec les dialectes slaves.

Il fut ainsi amené à conclure que les peuples nomades de la race Jaune, les Finnois probablement, habitaient l'Europe il y a trois mille ans, et en furent chassés ou réduits en esclavage par les Celtes ou Orientaux, qui avaient et ont encore le dictionnaire slave, quoique la grammaire ait complètement changé. Ces découvertes renverseraient de fond en comble les thé<»ries philologiques qui ont actuellement cours, et jetteraient un jour singulier sur le passé. Aussi votre société a-t-elle accueilli avec le plus vif intérêt un travail de cotte portée, et elle n'a pas hésité à hii accorder les honneurs de l'impression dans les Annales du deuxième semestre 1860.

M. Deseveb>ge, propriétaire à Charlieu, admis depuis parmi vos membres titulaires, vous a fait don d'une collecûon de ëoou-

WÊDHB hisIfriqQes maoascriis du mi)ieo du XYin^giéde, rtMtifiit pour la plupart à la situation agricole de Tarroudissemeut de Siint-Etieune, à celte époque ou a des faits se rattachant plus particulièrement à Thistoire de la ville de Saint-Etienne et à celle de son ancien bureau d'agriculture qui correspondait alors acti- TeoEient avec le bureau proyincial de Lyon. Plusieurs de ces documents peuvent être consultés avec intérêt, et cet envoi gradnix a été accueilli avec reconnaissance par votre société.

En outre, votre section des lettres a été appelée à collaborer au vaste ouvrage qui, sous le titre de Répertoire archéologique de la France^ a été enlref^ sous les auspices du ministère do rinstmction publique et des cultes. Cette même section a été également invitée à rédiger le Dictionnaire géigraphique du département deia Loire, qui doit, comme le premier travail, concourir à la publication d'un ouvrage important comprenant la description géographique de tout l'Empire.

M. André Barban vous a Tait connaître qu'il avait rédigé une assez grande partie des notices géographiques de Tarrondissementde Montbrisoo, et qu'il se proposait d'étendre ensuite son travail aux autres arrondissements.

On ne peut se dissimuler. Messieurs, que les travaux proposés par M. le Biinistre de l'instruction publique à la collaboration de la section des lettres, exige beaucoup de temps et bien des recherches patientes et laborieuses. Le Répertoire archéologique répon. droit 4 coup sûr à bien des besoins et comblerait une lacune regrettable de notre histoire locale; mais combien peu d'entre nous ont soit les loisirs, soit les connaissances spéciales nécessaires pour confectionner un bon inventaire de toutes les richesses archéologiques de ce département. Toutefois, votre société s'est occupé de répondre aux désirs du ministre, et s'il lui est accordé des délais suffisants elle pourra probablement y satisfoire.

M. de la Tour de Varan vous a donné la suite des notes bibliographiques très instructives qu'il vous fournit depuis plusieurs années et qui sont publiées dans vos Annales sous le titre de Bibliothèque forézienne. Les indications que M. de la Tour Varan a réunies avec une laborieuse patience sur les documenta imprimés ou manuscrits, relatifs à l'histoire du Forez, seraient d'une utilité beaucoup plus grande si l'auteur avait eu soin d'in. diqner toi^ours, les dépôts publics ou les collections particulières

qui renferment les documents qu'il sigotle. Ce rensagneoiaoi qu'il ne a'est pas attaché à consigner dans chaque notice, constîtiia une lacune regrettable dans son trayail, excellent du reste, et qu'il était mieux que personne en mesure d'effeclucr.

Enfin, Messieurs, je vous rappellerai quelques charmantes fobies en quatrain que vous devez à la musc facile et gracieuse de M. Rossand, juge de paix à Bourg- Argental, traducteur heureux de Phèdre et d'Horace, ainsi que vous avez pu en juger par de nombreux essais.

Tel est, Messieurs, Tcxposê rapide mais complet, si je ne m'a« bufle, des travaux que vous avez accomplis en 1860. Vous y trouverez, je n'en doute pas, un puissant stimulant pour élargir en • core en 1 861, le cercle de votre activité.

Page 1