SUR
Le concours universitaire de 1 8 48-1 849 a été ouvert le 5 août 1 8 48 , par la publication au Moniteur du programme des questions à traiter à domicile.
Trois des questions portées à ce programme ont été résolues ; ce sont : la question de philologie, la question de sciences physiques et mathématiques et la question de sciences naturelles.
Le 4 juin 1849, les concurrents ont été admis au concours en loge (2" épreuve du concours). Les 1 4, 17 et 20 juillet suivant, ils ont défendu publiquement leurs mémoires rédigés à domicile.
Les concurrents étaient au nombre de quatre : un pour la question de philologie, un pour la question de sciences physiques et mathématiques, et deux pour la question de sciences naturelles.
Conformément aux dispositions de larrété royal du 13 novembre 1841 , les jurys chargés d'apprécier les travaux des concurrents étaient composés de la manière suivante :
FACULTÉ DE PHILO$OPHIE ET LETTRES
MM. de RcifTenberg, conservateur de la Bibliothèque royale, désigné par le gouvernement ; Rassmann , professeur à l'université de Gand , désigné par celte université ; Bormans , professeur à l'université de Liège, désigné par cette université ; Baron, professeur de l'université de Bruxelles, désigné par cette université j Ncve, professeur a l'université do Louvain, désigné par cette université ;
FACULTÉ DES SCIENCES
. Steichen, professeur à l'École militaire, désigné par le gouverneinent; Valérius, professeur à Tuniversilé de Gand, désigné par celle université Gloesencr, professeur à l'université de Liège, désigné par celle université Berghems, professeur à Tuniversilcde iiruxclles, désigné par celle université Pagani, professeur à Tuniversilé de Louvain, désigné par celle université
MM. Stas, professeur à l'École militaire, désigné par le gouvernemcnl;
Mareska, professeur à l'université de Gand, désigné par celle universilé; Chandcloo, professeur à l'université de Liège, désigné par celte université; Meisser, professeur à l'universilé de Bruxelles, désigné par cette université; Marlens, professeur à l'université de Louvain, désigné par celle universilé.
La queslioD de philologie était celle-ci :
a Faire l'bisloire de la poésie élégiaquc chez les Grecs. »
M. Servais-Joseph Legrand, de Liège, élève de l'université de cette ville, a répondu à cette question de manière à mériter ladmission aux épreuves subséquentes du concours.
Lors de la seconde épreuve , le sort avait amené , pour être traitée en loge , la question suivante :
« Rechercher quelle fui l'importance des Ihrènes et des autres branches de poésie funèbre, dans l'histoire du lyrisme grec. »
Sur la demande du concurrent, il a été tiré au sort une seconde question, ainsi conçue :
« Expliquer en quoi consislenl, dans la lilléralurc grecque, le principe dorique et le principe ionique, el s'allacher surtout au premier, en exposant comment il est établi dans les poêles gnomiques el principalement dans Théognis. d
Ces deux questions ont été résolues par le concurrent, sans qu il ait pu s aider d aucun secours étranger.
Le < 4 juillet, le concurrent a défendu son mémoire de littérature grecque, ainsi que les diflerenles thèses qu'il y avait jointes.
Dans Tappréciation des diverses épreuves du concours, le jury a accordé au lauréat 1 00 points sur 1 20, chiffre fixé pour représenter la valeur d'un travail parfait, et le sieur Legrand a été proclamé premier en philologie.