‹ ANNALES UNIVERSITES DE BELGIQUEChapitre 165 sur 218 · NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR M. LE PROFESSEUR FOHMANN · texte numérisé non relu

NOTICE NÉCROLOGIQUE SUR M. LE PROFESSEUR FOHMANN

SCS discours, simple dans ses manières, fidèle dans ses amitiés, exact dans ses devoirs. On distinguait dans tous les traits de son caractère un naturel , une bonté qui lui était particulière ; tout révélait en lui Thomme supérieur et lexcellent homme : fait pour jouir du bonheur domestique , il avait été assez heureux pour unir sa destinée à celle d'une femme capable de le comprendre , et qui la rendu père de deux enfants, qu'il a légués en mourant à la sollicitude du pays et du gouvernement.

Que de joies la mort enlève à sa famille ! que de gloire elle 6i^ à ce mérite transcendant ! Fohmann ! faut-il que nous t*ayons perdes sitôt ! Que ton àme du moins respire encore parmi nous ! Que ton exemple perpétue dans notre université et le zèle et les talents !

Les regrets du public et de l'université s'attacheront longtemps à une si honorable mémoire, et récompenseront ainsi celui dont Tâme était si bienveillante, si généreuse, si supérieure à lenvie, et si naturellement passionnée pour tout ce qu'il y a de grand et de bon sur la terre.

Et vous qui m'écoutez , et qui , jeunes encore , formez nos plus chères espérances , vous devant qui s'ouvre une carrière que vous pouvez illustrer , lorsque plus tard votre cœur vous retracera vos premières années , vos premiers efibrts , mêlez quelquefois à ces pensées le souvenir de celui qui, au moment de la mort, s'occupait encore de vous et vous appelait aux plus heureuses destinées.

Pour moi, cher ami, s'il m'est permis de t'adresser quelques mots on mon nom , tu vivras éternellement dans ma mémoire ; lamitié dont tu m'honoras me sera toujours chère ; je n'oublierai jamais ce jour oii, prévoyant sans doute que bientôt je devrais te rendre les derniers honneurs, comme je venais de les rendre à ton ami Bekker, tu apparus devant moi, pâle, défait, chancelant, et tu me dis d*une voix sépulcrale : « C'est à mon tour : je suis le premier candidat de la mort ! n

DISCOURS

^••■eé par M. MJRONnr, reetear, à la Mille acadéiiii^ae de l^onlver- •Mé de Uéipej avant le départ du convoi de M. SAIIWECR, professeur émérlte, déeédé le 99 Janvier flSSS.

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