‹ Anne de GeiersteinChapitre 135 sur 246 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Philipson perdit donc encore l'occasion de demander quel pouvait être cet ecclésiastique qui avait exercé tant d'influence sur tous ceux qui l'approchaient. Il ne se sentait pas , il est vrai , disposé à prolonger une conférence avec John Mengs , quoiqu'il eût mis de côté ses manières les plus rudes et les plus repoussantes ; cependant il brûlait de savoir quel était cet homme qui , d'un mot , avait le pouvoir de détourner le poignard d'un bandit alsacien , accoutumé au pillage et au vol comme la plupart des gens de la frontière , et changer en politesse la grossièreté proverbiale d'un hôtelier allemand. Telles étaient les réflexions de Philipson tandis qu'il se désr habillait pour prendre un repos dont il avait bon besoin , après une journée de fatigue , de périls et d'embarras , sur la paillasse que lui procurait l'hospitalité de la Toison-dOr, dans le Rhein-Thal.

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