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Sully

HEUHIETTE DE BALSAC 223

cis, réduite à l'état de concubine congédiée. Averti à temps, Henri IV prit avec décision les mesures nécessaires. L'une des premières fut l'arrestation de François de Balsac. On perquisitionna dans son château de Marcoussis, et l'on y découvrit, au fond d'une armoire secrète, des papiers de la dernière importance, parmi lesquels plusieurs lettres, signées Yo, el rey, adressées à l'inculpé, à la marquise de Verneuil et au comte d'Auvergne. Dans l'une de ces lettres, Philippe III s'engageait sous la foi du serment, si on lui iivrait M. de Verneuil, aie reconnaître pour dauphin, vrai et légitime successeur de la couronne de France. François de Balsac, à la suite de cette perquisition, se jugea si compromis, qu'il consentit, si on lui faisait grâce de la vie, à rendre la fameuse promesse de mariage, qu'il avait jusqu'alors obstinément refusée à toutes les sollicitations du roi. Il l'avait cachée « dans une petite bouteille de verre bien lutée et enclose dans une plus grande bouteille et du coton, le tout bien luté et muré dans l'épaisseur d'un mur1 ». Cette restitution fut constatée^ par un procès-verbal solennel, en date du 2 juillet 1604, signé des personnages les plus importants de l'État2.

Un peu plus tard (novembre), on réussit à s'emparer du comte d'Auvergne, qui s'était réfugié dans

4. Mémoires de Marguerite de Valois, suivis des Anecdotes inédites de V Histoire de France pendant les XVIe et XVIIe siècles, tirées de la bouche de M. le garde des sceaux du Vair et autres. Édition publiée et annotée par Ludovic Lalanne. Paris. P. Jannet, 1858.

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