‹ Anne de GravilleChapitre 11 sur 154 · Lettre du 27 mai · texte numérisé non relu

Lettre du 27 mai

2. Sur Isabelle d'Armagnac, voir Ch.Samaran, Revue des Hautes- Pyrénées, t. II, 4907.

Charles VII. Le roi fît envahir ses Etats, et l'obligea de se réfugier en Aragon (1455). Pendant ce temps, le Parlement de Paris le condamnait à l'exil et confisquait ses domaines au profit de la couronne. Il eut alors recours au pape Pie II, et fit à Rome un voyage de pénitence. Mais ce ne fut que sous Louis XI qu'il obtint (1461) la restitution de ses domaines. Quatre ans plus tard, il n'en adhérait pas moins, ainsi que son cousin Nemours j, à la ligue du Bien public. Au traité de Conflans, qui pacifia le royaume, il eut un traitement de faveur et se fit confirmer la jouissance de tous les fiefs de sa maison en Rouergue et en Armagnac. Mais peu après, le sachant engagé dans de nouvelles conspirations, et le soupçonnant de négociations suspectes avec les Anglais, à'anglicherie, comme on disait alors, Louis XI envoya contre lui une armée sous Antoine de Ghabannes, comte de Dammartin (1469), et le força de chercher, pour la seconde fois, un asile au delà des Pyrénées. Condamné, par arrêt du Parlement, à la confiscation de corps et de biens, ses terres furent partagées entre un certain nombre de privilégiés, parmi lesquels Rauffet de Balsac, qui obtint les seigneuries de Marcillac 2 et de Cassagnes-Comtaux3, et Robert de Balsac, à qui échurent celles de Dunes4, de Malause5 et de Tournon 6.

1. Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, décapité en 4477. L'amiral de Graville, nous l'avons vu, fut l'un de ses juges.

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