‹ Anne de GravilleChapitre 113 sur 154 · Merki,*p · texte numérisé non relu

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2. Et même elle se jeta dans la dévotion : « Vostre vie sert de miroir aux plus dévotes, et d'admiration à qui voit une si sainte et

HENRIETTE DE BALSAC 231

l'en verra sortir un instant qu'en 1622, pour assister, dans la cathédrale de Lyon, au mariage, célébré devant Louis XIII et toute la cour, de sa fille Gabrielle-Angélique avec le second fils du duc d'Epernon. De sa beauté, de son charme, à l'âge de quarante-trois ans qu'elle avait alors, il ne restait déjà plus trace. Elle vieillissait, devenait obèse : « Elle se mit à faire, dit Tallemant, une vie de Sardanapale ou de Vitellius ; elle ne songeoit qu'à la mangeaille, à des ragousts, et vouloit mesme avoir son pot l dans sa chambre. Elle devint si grosse qu'elle en estoit monstrueuse2; mais elle avoit tousjours bien de l'esprit. Peu de gens la visitoient. » — Elle mourut à cinquante-quatre ans, le 9 février 1633 — cinq ans avant la vieille Marie Touchet — et fut inhumée aux Feuillantines de la rue Saint- Jacques.

L'attitude violemment agressive adoptée par Henriette de Balsac à l'endroit de Marie de Médicis

ferme résolution, en un âge n'estant pas quasi à sa fleur, qui, méprisant la beauté corporelle... avez attaché le cours de vos beaux ans à la contemplation des merveilles de Dieu, emmoncelant les spiritueles méditations avec les bonnes œuvres... » (Hémery d'Amboise, Avant-discours déjà cité de Y Histoire françoise de Grégoire de Tours).

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