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Les conditions du contrat

244 LA POSTÉRITÉ d'aNNE DE GRAVILLE

modant avec trois dames que javois entièrement quittées, pensant me marier ; une desquelles fut Antragues ».. Il se raccommoda si bien qu'à la fin de l'année 1609 l, « Antragues devint grosse ».

Mme d'Entragues était violente ; elle passait pour avoir autrefois poignardé « virilement » de sa propre main certain page qui serrait de trop près l'une de ses filles 2; ses déceptions — elle eût voulu faire une reine de sa fille aînée — lui avaient d'ailleurs aigri le caractère. (Henriette, dans une lettre, parle de ses furies3.) Quand elle eut constaté la grossesse de Marie-Charlotte, elle la chassa de chez elle. Celle-ci, sans protection, sans asile, supplia Bassompierre (c'est lui du moins qui l'affirme) « de luy donner une promesse de mariage pour apaiser sa mère ». « Elle m'offrit, ajoute-t-il, toutes les contre-promesses que je désirerois d'elle;... ce qu'elle en vôuloit estoit pour pouvoir accoucher en paix et avec son aide. »

Bassompierre consulta des avocats en renom, « MM. Chauvelin, Boutheillier et Arnaut » 4, qui ne le détournèrent pas absolument, moyennant que l'intéressée lui remît une contre-lettre5, de donner

1. Bassompierre ne place le commencement de cette grossesse qu'en février 1610. Il se trompe probablement, l'enfant étant né le 17 août.

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