En faveur de Jean-Casimir, roi de Pologne
3. « Ce don de persévérance que nous avons l'une pour l'autre depuis plus de trente ans », écrit Mme de Sévigné le 7 avril 1682.
4. Louis XIV (voir Saint-Simon) la traitait en princesse du sang et prit son deuil pour quinze jours.
258 LA POSTÉRITÉ d'aNNE DE GRAVILLE
la Valette, puis due d'Épernon, l'un des plus grands seigneurs du royaume. Le mariage ne fut pas heureux : Gabrielle-Angélique mourut en couches, à vingt-quatre ans, en 1627. Son mari passa pour l'avoir empoisonnée.
Louis de Bassompierre, le fils unique de Marie- Charlotte de Balsac, ne nous occupera pas plus longtemps — quoique pour d'autres raisons — que ses cousins de Verneuil. Ce fut un saint, un de ces saints qui font, leur vie durant, si peu parler d'eux, qu'on n'a rien à en dire après leur mort.
Bassompierre, revenu, à son égard, à des sentiments paternels, l'avait fait élever avec soin et destiné à l'Eglise. Il entra dans les ordres, fut aumônier de Monsieur, et, à la fin de 1648, eut l'évêché de Saintes : il y donna l'exemple de toutes les vertus !. Il mourut le 1er juillet 1676, laissant son bien aux pauvres et aux missionnaires de Saint-Lazare 2.
1. La Gallia christiana (t. II, p. 1085) a une phrase curieuse sur sa mère : « Il était fils de Marie de Balsac d'Entragues, laquelle eût été digne que Bassompierre Veut épousée », — dignam quam conjugem duceret Bassompetrœus .
2. « Comme il étoit extrêmement aimable, il est extrêmement regretté », écrit Mme de Sévigné le 1er juillet 1676; « Notre pauvre Monsieur de Saintes a disposé saintement de son bien », ajoutet-elle le 31 juillet.