‹ Anne de GravilleChapitre 124 sur 154 · MADEMOISELLE D ÉPERNON · texte numérisé non relu

MADEMOISELLE D ÉPERNON

La petite-fille d'Henriette : Mlle d'Épernon.

Gabrielle-Angélique de Verneuil avait eu, de son mariage avec le duc d'Épernon, une fille, Anne- Louise-Christine de Foix de La Valette d'Épernon, née en 1624 *, et un fils, le duc de Gandale.

Sensible et fière, charmante de grâce et d'esprit 2, aimée de la reine qui l'appelait sa nièce, intimement liée avec la grande Mademoiselle et avec Madame de Longue ville, Mlle d'Épernon était, aux environs de 1644, l'un des ornements de la cour. Le chevalier de Guise 3, nous dit Mademoiselle \ se prit pour elle, cette année-là, d' « une passion incroyable, qui dura encore tout l'hiver suivant ». Mais les intrigues de Mlle de Guise, qui voulait marier son frère avec M1Ie d'Angoulême, firent échouer le mariage. Après

1. L'abbé de Montis a écrit sa vie (La vie de la vénérable sœur de Foix de la Valette d'Épernon. Paris, Berton, 1774). Il est aussi question d'elle dans le livre de V. Cousin, La jeunesse de Madame de Longueville. Paris, Didier, 1869. Enfin, M. Tamizey de Larroque a publié des fragments d'une Vie de MUe d'Epernon par l'abbé Boileau (Notes sur la vie et les ouvrages de l'abbé J.-J. Boileau. Paris, Aubry, 1877).

2. Sur ses portraits, voir Cousin, op. cit., p. 108 et 391. — Les devises étaient alors à la mode, et, dans un magnifique recueil sur vélin, conservé à l'Arsenal (n° 5217), se trouve celle qu'on avait composée pour Mlle d'Épernon. L'aquarelle représente un soleil éclairant un paysage ; on lit au-dessous : spargit nec concipit ignés, « elle enflamme et ne s'enflamme pas. »

3. Louis de Lorraine, chevalier de Guise, puis duc de Joyeuse (1622-1654) ; il épousa Françoise-Marie de Valois, fille de Louis- Emmanuel, duc d'Agoulême.

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