LA FIN DES BALSAC
La fin des Balsac.
Il est temps d'achever ces pages : aussi bien la matière va-t-elle me faire défaut.
De son premier mariage (avec Jacqueline de Bohan), François de Balsac avait eu deux fils, Charles et César, et une fille, Charlotte-Catherine.
Charles mourut en 1610, ne laissant pas de postérité masculine *. Quant à César, seigneur de Gié, puis de Marcoussis et de Malesherbes, il n'eut point d'enfants de sa femme Catherine Hennequin, et, en 1627, substitua, pour leur conservation, son nom et ses armes à Léon d'Illiers, fils de sa sœur Charlotte-Catherine 2.
« Fondus dans les Illiers », suivant le mot de Saint- Simon, les derniers Balsac s'éteignirent dans le courant du xvme siècle 3. Je ne m'attarderai pas à les dénombrer. Et il me plaît d'arrêter, en finissant, l'esprit du lecteur sur les images, évoquées en dernier lieu, de Louis de Bassompierre, le vertueux évêque de Saintes, et de la duchesse d'Epernon,
\ . Il avait épousé en premières noces Marie de la Châtre, en secondes noces Jeanne Gaignon.
2. Elle avait épousé, en 1588, Jacques d'Illiers, seigneur de Chantemesle. (Les d'Illiers étaient des cadets des anciens comtes de Vendôme.)
3. La descendance masculine de Clermont d'Entragues, le frère de François de Balsac, et celle de Thomas de Balsac, son oncle, s'étaient éteintes dès le siècle précédent.
266 LA POSTÉRITÉ d'aNNE DE GRAVILLE
« carmélite indigne ». Issus d'amours illégitimes, rejetons attardés d'une race violente et sensuelle, ces arrière-descendants d'Anne de Gra ville m'apparaissent dans l'attitude où les aurait pu fixer, sur la toile de quelque tableau votif, le pinceau d'un Philippe de Champaigne. Je me les représente agenouillés, les mains jointes, s'immolant, au pied du crucifix, pour le rachat de leurs ancêtres, et, à la pensée de tant d'âmes en péril, versant des larmes avec des prières...
Fin