‹ Anne de GravilleChapitre 65 sur 154 · LA TESEIDE DE BOCCACE · texte numérisé non relu

LA TESEIDE DE BOCCACE

anglaise, qui avait voyagé en Italie et y avait peutêtre rencontré le grand conteur florentin, s'y était pris d'enthousiasme pour ses œuvres1. Le De casibus virorum illustrium lui suggéra ses Tragédies ; le De claris mulieribus sa Légende des femmes exemplaires [The légende of gode ivomen); le Filostrato son poème de Troïlus et Cressida. Mais c'est surtout à la Teseide qu'il fit des emprunts. Il s'en inspira dans son Parlement des oiseaux et dans son poème inachevé, La reine A nnelidaet le déloyal Arcite. Enfin, le conte du Chevalier (Knightestale), le premier de ses Contes de Canterbury, n'est que la Teseide condensée et abrégée, l'histoire de Palémon et d'Arcita, tous deux épris de la gente Emilie, « plus belle à voir que n'est le lys sur sa tige verte et plus fraîche que le mai avec ses fleurs nouvelles » :

. . . Emelie, that fayrer was to sene Than is the lilie upon his stalke grene, And fresher then the may with flouresnewe 2. . .

Après l'imitation, la traduction. — Dès le commencement du xve siècle, le De casibus et le Décaméron avaient été « translatés » en français par Laurent de Premierfait ; Louis de Beauvau, vers 1440, traduisit le Filostrato ; et la Teseide fut, aux environs de 1460, traduite à son tour. Deux raanu-

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