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Emile Legouis, Geoffroy Chaucer. Paris, Bloud

2. Au xviie siècle, un autre poète anglais, John Dryden, reprendra l'histoire de Palémon et d'Arcite (Palemon and Arcite, in three books, dans Fables, ancient and modem...). Mais il n'a pas « la négligence étonnée et le gracieux babil du vieux Chaucer » (Taine, Histoire de la littérature anglaise, t. III, p. 163).

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scrits de cette ancienne traduction, dont on ignore Fauteur, nous ont été conservés : l'un est à Chantilly *, l'autre à Vienne2. Et « certains indices permettent de supposer que d'autres copies du même ouvrage ont existé, et, peut-être, existent encore3 ».

Au commencement du xvie siècle, l'épopée de Boccace était encore en vogue.

Il y eut, sous François Ier, comme un réveil de l'esprit chevaleresque. « On se reprit aux tournois, à l'amour courtois, aux vieux romans, a leurs transcriptions rajeunies, à leur plus ou moins authentique postérité 4 » ; et la Teseide, où batailles et prouesses alternent avec des propos d'amour, garda chez nous, dans sa traduction, des lecteurs enthousiastes ; même elle excita la verve des bas bleus...

Jeanne de La Font 5, femme de Jacques Thiboust, valet de chambre et secrétaire de Marguerite de Valois, tenait, aux environs de 1520, bureau d'es-

i. Musée Condé, ms. 905, n° 601 du Catalogue du Cabinet des manuscrits, t. II, p. 350.

2. Bibliothèque Palatine, ms. 2617. — Ce somptueux manuscrit, orné de magnifiques miniatures, appartenait, en 1520, à Marguerite, fille de l'empereur Maximilien Ier (Paul Durrieu, Bibl. de V École des Chartes, 1892, p. 142).

3. Sur ces indices, consulter Wahlund, op. cit., p. 418, n. 1, et Hauvette, Les plus anciennes traductions, etc., p. 50, n. 3. Voir aussi mon Appendice, n° II.

4. Lanson, op. cit. — C'est entre 1540 et 1548 que d'Herberay des Essarts donnera sa traduction d'Amadis de Gaule.

5. Et non de La Fontaine, comme l'appelle La Croix du Maine (Edu Rigoley de Juvigny, t. I, p. 608). « Elle inaugurait un nom destiné à la gloire », a dit, sur la foi de La Croix du Maine, M. L. Feugère dans ses Femmes poètes au XVIe siècle. Paris, Didier, 1860. — Sur Jeanne de La Font, voir : Un ménage littéraire en Berry au XVI* siècle, par H. Boyer [Mémoires de la commission historique du Cher, 1er vol., 2e partie. Bourges, Paris, 1860).

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