‹ Anne de GravilleChapitre 72 sur 154 · JEANNE DE BALSAG. — LES D'URFÉ · texte numérisé non relu

JEANNE DE BALSAG. — LES D'URFÉ

La seconde fille d'Anne de Gra ville, Jeanne de Balsac (1516-1542), épouse Claude d'Urfé(1532). La bibliothèque des d'Urfé. — La postérité de Jeanne de Balsac : Honoré d'Urfé. Décadence de la maison d'Urfé. Le marquis Joseph-Marie d'Urfé (mort en 1724) ; Louis-Christophe de La Rochefoucauld-Langeac, marquis d'Urfé (1704-1734). — La marquise d'Urfé, née Pontcarré (1704- 1775); elle donne dans l'alchimie et la cabale. Ses relations avec Casanova : la grande mystification ; les bijoux volés. — La bibliothèque des d'Urfé transportée à Paris. Elle est achetée, en 1777, par le duc de La Vallière. A la mort de La Vallière, la Bibliothèque royale en recueille les débris (1784). Achille- François-Félicien de Lascaris d'Urfé, marquis du Chastellet (1759-1794).

Anne de Graville ne fut peut-être pas le modèle des filles ; mais elle fut probablement une épouse exemplaire, à coup sûr une mère féconde : elle donna onze enfants à Pierre de Balsac.

Cinq de ses fils moururent en bas âge. Il lui en resta deux, qui lui survécurent : Guillaume, dont il sera question plus loin, et Thomas, seigneur de Monlaigu en Gotentin.

De ses quatre filles, l'aînée, Louise, épousa Charles Martel, seigneur de Bacqueville; Jeanne, la seconde, épousa Claude d'Urfé ; Antoinette entra en religion, et fut abbesse de Malnoue 1 ; la dernière, Georgette, eut pour mari Jean Pot, seigneur de Rhodes et de Chemaut 2, prévôt et maître des cérémonies de l'ordre de Saint-Michel.

J'ai annoncé, au début de cet ouvrage, que je choisirais, pour les mettre en valeur, quelquesuns des plus « représentatifs » parmi les descendants d'Anne de Graville. Voici le moment venu d'ouvrir mon carton d'estampes. Arrêtons-nous tout d'abord devant celle, à demi effacée, qui représente Jeanne de Balsac. Par Jeanne, nous serons amenés aux d'Urfé et à l'histoire de leur fameuse bibliothèque.

Jeanne de Balsac naquit en 1516. Le 29 août 1532, « jour de la décollation saint Jehan », elle épousa, à Nantes, « messire Claude d'Urfé3 ».

1. L'abbaye de bénédictines de Malnoue était située dans la Brie française. — Sur cette abbaye et sur Antoinette de Balsac (1516-1584), on trouvera des renseignements intéressants au t. VII, p. 586 et suiv. de la Gallia chrlstiana.

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