‹ Anne de GravilleChapitre 99 sur 154 · Nommé par le duc de Mayenne · texte numérisé non relu

Nommé par le duc de Mayenne

2. Ce que François de Balsac ne pardonna jamais au roi. — Voir le Discours du sieur cTEntragues pour sa justification sur les crimes à lui imputés, Bibl. nat., mss. fr. 16550 et 18436. (Ce Discours a été publié par M. Ch. Merki, dans son livre sur La marquise de Verneuil, p. 373) : « A la fin des guerres, le roi lui a ôté sa charge d'Orléans sans avoir failli », etc. . .

avons sur son compte se réduiront désormais à fort peu de chose. Henri IV, qui le connaissait bien, ainsi que son frère François1, et qui avait ses raisons de se méfier de lui, paraît cependant l'avoir traité avec distinction, et même avec amitié. Lorsqu'il eut enfin conquis Paris et qu'il y eut fait son entrée (22 mars 1594), c'est à lui, l'un des premiers, qu'il mande la nouvelle, et son billet est un cri d'allégresse : « Mons1' de Pluviers, je vous prie me venir trouver incontinent en ce lieu, où vous me verrez en mon char triomphant. C'est chose que je désire, et pour vous dire chose de bouche que je ne vous puis mander par écrit . » — Il le fit chevalier du Saint-Esprit en 1595.

Quatre ans plus tard, en 1599, — l'année même où commença la passion du roi pour sa nièce Henriette — Entraguet mourait à Toulouse, à l'âge de cinquante-deux ans, au moment où, jusque là célibataire endurci3, il allait épouser, pâraît-il, une des filles du maréchal de Monluc. « Il mourut, nous

1 . « Tout ce bagage, car ainsi appeliez vous lors la maison et famille de M. et Mme d'Antragues », dit Sully (OEconomies royales) .

2. De Paris, 26 mars 1594. « A Monsr de Dunes d'Entraguel, gouverneur de Pluviers. » — Entraguet était, en effet, gouverneur de Pithiviers (qu'on appelait alors Pluviers).

3. Villeroy, dans ses Mémoires, cite textuellement une lettre ù lui adressée par Entraguet, le 27 juillet 1588, et qui débute ainsi : « Monsieur, mon beau-père s'en retournant trouver le Roy, je l'ay supplié de se charger de la promesse que vous avez désirée de mon frère d'Antragues », etc. . . — J'ignore à qui s'applique ici l'expression de « beau-père », ni quel sens il lui faut donner. Ce qui est certain, c'est qu'en 1588 Entraguet n'était pas marié, et qu'il mourut célibataire.

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dit un contemporain, Vital d'Audiguier l, d'un effort qu'il fit en voulant retirer une dame d'une meslée qui s'estoit faite dedans un bal, à l'occasion d'une querelle. Il estoit desia tout blanc de vieillesse, mais verd, et vigoureux, et d'aussi bonne mine que les plus verds galants qui fussent alors 2. »

Son frère aîné François, avec qui nous allons renouer connaissance, devait lui survivre quatorze v ans.

i. Op. cit.

2. Clermont d'Entragues, tué à Ivry, ayant laissé des enfants mineurs, il en avait eu la tutelle (Noël Valois, Inventaire des arrêts du Conseil d'État, t. I, n° 4986). Il fit de l'un d'eux, Charles de Balsac, son héritier (testament du 1er avril 1598). Pour le cas où, ce qui arriva, Charles mourrait sans enfants, il instituait l'un de ses neveux de la branche aînée, César de Balsac, seigneur de Gié, le second fils de François.

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