‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 129 sur 315 · Traits d'une protection signalée · texte numérisé non relu

Traits d'une protection signalée

Je n'entreprendrai pas, mon révérend Père, de vous raconter tous les traits de protection que nous avons eus à enregistrer pendant les tristes événements qui ont désolé la France. Non, car il me faudrait des cahiers pour vous les écrire. Je vous dirai seulement que 1rs Religieuses de notre monastère comptaient vingt-quatre frères exposés aux plus grands dangers pendant h guerre. Dès le début, ils avaient été recommandés à saint Joseph de la Délivrande, et tout ont. été conservés sains et sauts, excepté deux blessés peu grièvement.

L'un de ces jeunes gens (cuirassier) a reçu huit balles sans en ressentir aucun mal, grâce à sa cuirasse ; une neuvième lui a percé la jambe au-dessus de la cheville. Cet accident n'a pas empêché notre brave de rester encore deux heures à cheval ; mais,- à la fin, épuisé par le sang qui coulait de sa blessure et prêt à se trouver mal, on le déposa au pied d'un arbre. A peine y était-il, qu'un boulet coupa l'arbre à quelques lignes au-dessus de la tête de notre recommandé à saint Joseph, et tandis que les autres moribonds, gisant auprès de lui, succombaient, seul il a survécu. Là, il a été fait prisonnier et conduit en Bavière, où un médecin bavarois voulait lui couper la jambe ; mais il n'a pu y consentir, et, quoique mal soigné pendant sa captivité, il est aujourd'hui en voie de guérison complète.

Un enfant de douze ans, désespéré des médecins, est revenu à la vie après la promesse de faire dire pour lui une neuvaine de messes à saint Joseph de la Délivrande ; et c'est le jour où l'on a déposé la photographie de cet enfant dans une petite]'chapelle qui porte ce nom, qu'il a été hors de danger.

Une petite fille de cinq ans, très-délicate, qui venait de quitter les couleurs de Marie, qu'elle portait depuis sa naissance, avait le croup et une angine; sa tante accourt à notre monastère pour demander une messe à saint Joseph de la Délivrande (Chambérat, Allier). Elle prie dans notre petite chapelle de ce nom, et, à son retour près de la chère malade, elle trouve le médecin, qui lui dit : « Il vient de s'opérer une crise. Votre nièce est hors de danger. » Quinze jours après, Berthe, accompagnée de sa mère et de sa tante, était ici à remercier saint Joseph.

Un ménage désuni est recommandé aux prières des

serviteurs de saint Joseph ; on y fait célébrer une messe à cette intention, et, pou après, l'union et la paix régnaient entre les époux.

Il y a dix-huit mois, une honnête famille de commerçants faisait peu d'affaires : on la recommande à saint Joseph de la Délivrande. Bientôt après, elle ('prouvait l'efficacité de la protection du saint Patriarche, car elle pouvait payer son loyer sans avoir reçu des sommes dues, sur lesquelles elle comptait pour ce paiement. Aujourd'hui, leur commerce va très-bien... Gloire, amour, reconnaissance à saint Joseph!...

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