‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 183 sur 315 · Un prédicateur aguerri · texte numérisé non relu

Un prédicateur aguerri

On écrivait au directeur de la Confrérie de Saint- Joseph, à Valence, la lettre suivante :

i X. , mai 1877.

» Je vous écris ces quelques lignes à la louange de saint Joseph, pour m'acquitter envers lui d'une promesse. Soyez assez bon pour leur donner la publicité , si vous le jugez convenable.

» Il faut vous dire, mon révérend Père, que depuis longtemps saint Joseph m'a honoré de ses faveurs. J'ai expérimenté dans certaines circonstances que son cœur s'attendrissait facilement à la prière d'une âme en peine, et qu'il se souvenait encore de ces moments douloureux que la pauvreté a pu parfois lui faire endurer. Bref, j'ai été aidé par lui dans des besoins temporels. Mais ce qui, aujourd'hui, excite ma reconnaissance, c'est la bonté avec laquelle saint Joseph m'a assisté dans une maladie qui m'avait rendu très-difficile l'exercice du saint ministère. J'en étais venu au point de redouter la chaire surtout, comme le condamné redoute l'échafaud. Depuis cinq ans, j'attendais la tin d'une épreuve si douloureuse. Par un concours de circonstances assez étranges, j'ai été appelé a parler en public le jour de la fête du patronage de saint Joseph. Je fus content de mon discours et de mon assuranoe. Je remerciai vivement saint Joseph de sa protection et, me confiant en lui, je sollicitai de mon évoque mon changera e ni du Petit-Séminaire, où j'étais professeur depuis ma fatigue nerveuse , pour une cure.

Monseigneur m'exauça. Voilà huit mois que j'exerce le ministère paroissial; je monte en chaire tous les dimanches, je ressens les effets de la protection de mon saint très-aimé. J'ai prêché les Pâques dernières dans trois localités; saint Joseph était avec moi; je crois avoir réussi partout. Je dis ceci pour la plus grande gloire d'un saint, qui mérite de régner dans le cœur de tous les chrétiens.

» X...., curé. »

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