‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 185 sur 315 · Saint Joseph pourvoyeur des pauvres Clarisses · texte numérisé non relu

Saint Joseph pourvoyeur des pauvres Clarisses

'< Monastère des Clarisses do V. . , i(> mars 1870.

n Je viens m'acquitter d'une promesse et remplir en môme temps un devoir bien doux à mon cœur, en vous priant de vouloir bien publier nos sentiments de reconnaissance envers saint Joseph.

» L'ayant choisi pour patron de notre communauté naissante, nous avons ressenti, plus d'une fois, les effets de sa bonté et de sa puissante protection.

» Je pourrai» vous en dire plusieurs traits, mais je me bornerai ù vous en citer un seul, si vous le permettez, bien que ce ne soit pas le but principal que je me propose en vous écrivant cette lettre.

» C'était au début de notre fondation. Nous étions .» peine connues dans la ville; nous habitions une toute petite maison provisoire où nous avions souvent le bonheur d'éprouver les conséquences inévitables de la pauvreté. Un jour, l'huile pour notre petite lampe du sanctuaire vint à manquer. Suis argent pour en acheter, nous nous disposons à envoyer notre Sœur tourière eu quête, lorsqu'un vieillard respectable se présente à la porte du couvent et lui remet cent francs, en lui disant : « Je sais que vous n'avez plus rien à brûler devant le Saint-Sacrement; voilà de quoi y subvenir. » Cranti surprise de la chère Sœur (car nous n'avions encore eu occasion d'en parler à personne). Elle prie 06 bienveillant inconnu de lui laisser son nom. « Non, reprend celui-ci : Dieu seul le sait, cela sutlit! » Et il disparaît. Notre latine' Sœur avança la tête pour apercevoir encore

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une fois ce vénérable vieillard, dont l'aspect plein de dignité et de bonté l'avait frappée, mais elle ne vit plus personne dans la rue, et nous nous crûmes autorisées à croire que c'était notre glorieux Père saint Joseph.

» Mais ce que nous tenons à proclamer bien haut, c'est le secours vraiment merveilleux dont ce puissant Protecteur nous a aidées pour la construction d'un monastère plus vaste et d'une chapelle.

» Nous n'avions d'autres ressources que celles de la Providence. De graves difficultés s'élevaient de divers côtés ; ce fut dans le mois de mars qu'elles furent aplanies, et, par une coïncidence remarquable, le même jour, bien qu'à deux années différentes, que nous eûmes l'espéiance de pouvoir commencer et achever l'entreprise.

» A l'heure présente, nos espérances son réalisées,

nos dettes acquittées, et notre digne prélat lui-même ne

peut s'empêcher de reconnaître en cela une intervention

miraculeuse.

« Sœur M. F...,

s abbesse des pauvres Clarisses. »

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