‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 187 sur 315 · Un coup de la Providence · texte numérisé non relu

Un coup de la Providence

Je vous serais bon gré de vouloir bien signaler la reconnaissance d'une jeune personne de ma paroisse qui vient d'offrir à l'église de *** une belle statue de saint Joseph, témoignage de la protection spéciale dont elle a été l'objet, relativement au choix de sa vocation.

Elevée à Paris chez une de ses tantes, religieuse de la communauté des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, elle avait toujours eu une grande dévotion au glorieux patron de celte maison, vouée à l'éducation chrétienne, illustrée par les fondations nombreuses et charitables qui la recommandent à l'attention de l'Eglise et de la société.

Retirée dans sa famille depuis plusieurs années, ne sachant quel parti prendre, hésitant entre la vie religieuse et la vie séculière, elle éprouvait les plus cruelles inquiétudes sur son avenir. Des partis nombreux la recherchaient en mariage. Plusieurs fois, elle avait été sur le point de céder aux amorces perfides de l'intérêt et de la séduction. Une volonté supérieure enchaînait la sienne et faisait avorter tous les projets d'union qui se présentaient en grand nombre.

Enfin, lassée de tant de sollicitations, et ne voulant devoir sa détermination qu'au glorieux saint Joseph, en qui elle avait toute confiance, elle se décide à une dernière épreuve, à une neuvaine solennelle à ce saint Protecteur des causes désespérées. Le résultat ne s'est pas

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fait attendre, et dépasse tout ce qu'on pouvait espérer au point de vue matériel et religieux. Un officier supérieur, commandant d'artillerie, professeur à l'école navale de T***, parent éloigné et presque inconnu à cette jeune fille, est venu, par un concours de circonstances toutes providentielles, mettre un terme aux angoisses et aux anxiétés qui l'accablaient, en lui offrait sa main et ses glorieux états de service. Agé de trente-six ans, portant le même nom que sa jeune épouse, avec les meilleurs antécédents, ce jeune officier ne veut pas borner là sa carrière militaire. Il y a lieu de tout espérer d'une union conclue sous de si bons auspices ; qu'il serait à souhaiter qu'à l'exemple de ces jeunes époux, si heureux de la protection dont ils sont l'objet, on eût plus souvent recours à l'interventiondu grand saint Joseph! La famille chrétienne n'auraitqu'àgagneràce pieux échange de confiance et de touchant abandon à la volonté de Dieu.

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