Une grave infirmité guérie par saint Joseph
Le récit suivant nous est confirmé par un digne chanoine de la Belgique.
Un établissement de charité, maison de préservation dirigée par des religieuses, comptant plus de quatrevingts jeunes personnes, reçut la veille de la Saint-Joseph de cette année, en l'honneur de ce grand Saint, de cet insigne Protecteur, deux jeunes filles d'environ quinze ans, dont l'une s'appelait Joséphine.
Cette dernière fut reconnue, après son admission, atteinte d'une teigne chronique. Les parents avaient laissé ignorer cette maladie qui datait de sept ans, et pour la guérison de laquelle ils avaient en vain employé les remèdes prescrits par les médecins. Deux l'examinèrent de nouveau. Le lésultat de leur examen fut la constatation d'une teigne contagieuse et par conséquent présentant des dangers pour les autres enfants. Ils prescrivirent l'emploi d'une pommade qui ne produisit aucun effet
La Supérieure ne pouvait se décider à renvoyer cette pauvre fille qu'elle considérait comme lui ayant été envoyée par saint Joseph. Elle dit à ce puissant Patron, en la protection duquel elle a une confiance illimitée : « C'est vous, saint Joseph, qui nous avez adressé Joséphine; or, vous voyez que nous ne pouvons La garder, si vous ne la guérissez pas , puisque les médecins ne peuvent la délivrer de son infirmité. Noos allons donc commencer uuc neuvainc eu votre honneur ; file non
obtiendra sa guérison, je n'en ai aucun doute. » Cette neuvaine fut commencée. Cependant les dames patronesses de cet établissement, connaissant l'infirmité dangereuse de cette pauvre enfant, faisaient des démarches pour l'éloigner et la faire admettre à l'hôpital public des malades. Elles avaient déjà le certificat du commissaire de police du quartier et avaient sollicité celui du médecin. Ce dernier vit de nouveau la malade, examina attentivement la teigne et refusa le certificat demandé par ces dames, en leur écrivant : « Je considère la nommée Joséphine comme convalescente; elle peut rester à l'établissement ; elle ne serait plus reçue à l'hôpital, vu la grande amélioration de son état. Je ne crois plus à la contagion. »
En effet, depuis lors, c'est-à-dire depuis la neuvaine àN saint Joseph, la teigne a disparu et la Supérieure béait le Ciel d'avoir eu recours à ce puissant médecin, à son bien-aimé saint Joseph; elle lui avait promis de signaler cette guérison dans les Annales de son culte.