‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 207 sur 315 · Une bonne inspiration · texte numérisé non relu

Une bonne inspiration

Voici un trait emprunté à un journal de Turin, La Bonne Semaine, 2 mars 1863 :

Tlne femme du peuple avait une fille qui n'édifiait pas ses sœurs par sa conduite ; cette pauvre mère s'en affligeait beaucoup, et, chaque fois qu'elle entrait à l'église de Turin, elle se jetait à genoux devant le tableau de saint Joseph et le priait avec larmes de lui obtenir la conversion de sa fille. Une fois, elle eut une bonne inspiration : a Si je lui donnais une image, une belle image de saint Joseph? Elle ne la voudrait pas... ou bien elle la déchirerait... C'est égal, essayons. » En disant cela, elle se lève, et, pleine d'une grande confiance, elle va chez un marchand d'images religieuses, choisit celle qui lui paraît la plus belle, et la porte à la maison. La jeune fille était absente, et sur sa table à ouvrage on voyait un livre qui n'était pas, certes, un livre de dévotion. — « Dois-je mettre dedans une image religieuse? 0 saint Joseph, pardonnez-moi, mais je ne puis faire autrement ! » — Sa fille revient à la maison, et reprend son livre. « Chose curieuse! s'écrie-t-elle, qui peut m'avoir mis une image de saint Joseph dans mon livre? Je ne sais qu'en faire ! » Elle dit qu'elle ne sait qu'en faire, mais en attendant, elle la regarde attentivement, elle la trouve belle, elle ne se lasse pas de la contempler ; puis elle la retourne, et lit une prière qui était au verso, et elle regarde encore l'image, puis..., puis elle pleure, elle jette son mauvais livre à terre et se trouve vivement touchée de la grâce et complètement convertie.

23 — L'avocat des causes désespérées.

Voici un trait que je vous prie de consigner dans votre Journal, à la gloire de saint Joseph :

Un missionnaire que je connais personnellement, se trouvait dans la plus extrême détresse, obligé de faire face à des engagements de la dernière importance. Pour le tirer d'un si grave embarras, il ne suffisait pas d'un secours quelconque, il ne lui fallait rien moins qu'une somme de 20,000 francs. Dans son angoisse, et après s'être épuisé vainement en démarches, il entre un matin dans l'église d'une communauté. Le premier objet qui frappe ses regards, à droite de l'autel, csf un beau tableau de saint Joseph; à cette vue, sa confiance se ranime : Saint Joseph! s'écrie-t-il en lui-même, mais c'est aussi l'espérance de ceux qui n'en ont plu* : Spes desperatorum ! — Aussitôt il demande à dire la sainte messe, qu'il offre en l'honneur du glorieux Patriarche. Un mouvement tout particulier le pousse à revenir au même lieu plusieurs jours de suite et à renouveler le même hommage au Père nourricier du Sauveur.

A quelques semaines de là, un matin, une personne venait frapper à la porte de sa chambre et lui remettait une lettre renfermant 20 billets de 1,000 francs.

Gloire et reconnaissance à saint Joseph ! — Et pour vous, mon révérend Père, veuille! agréer l'expression de mon dévouement.

Louis Joukn, S. .1., Préfet apostolique de M idagaseex,

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