Un père reconnaissant
Monsieur Augery, avocat au parlement du Dauphiné, se trouvait à Lyon pendant la peste qui affligea cette ville, dans l'année 1638. Il vit un de ses enfants, Théodore Aagery, âgé de sept ans, atteint du fléau, avec tous les signes qui présageaient une mort prochaine et inévitable. Dans sa douleur extrême, ce père affligé s'adressa à saint Joseph avec la plus vive confiance, et lui promit, s'il sauvait son fils, d'aller pendant neuf jours entendre la sainte messe en son honneur, dans l'église qui lui était consacrée, d'y faire brûler des cierges devant son image, et enfin, d'y placer un ex-voto, dont l'inscription rappellerait lebienfait dû à son intercession. Cependant, les médecins visitèrent le jeune pestiféré ; ils le trouvèrent dans un état si déplorable, qu'ils le firent porter sur-le-champ au lazaret, ne lui donnant plus que deux heures de vie. L'ordre fut exécuté; mais à peine arrivé au lazaret, l'enfant se trouve subitement guéri; et le père, plein de reconnaissance pour son glorieux bienfaiteur, accomplit son vœu, avec de grands sentiments de piété. C'est lui-même, dit le P. de Barry, qui m'a donné un procès-verbal écrit de sa main, et dans lequel sont constatées toutes les circonstances de cette guérison miraculeuse.
De Barry.