‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 229 sur 315 · Une âme arrachée à l'enfer · texte numérisé non relu

Une âme arrachée à l'enfer

Montesson.

Je suis heureuse, mon révérend Père, de vous communiquer la conversion miraculeuse, je ne crains pas de me servir de ce mot, obtenue par la vertu admirable du cordon bénit en l'honneur de saint Joseph. Voici ta fait dans toute sa simplicité. Une dame âgée de 80 ans, étendue sur son lit de mort, et au moment d'aller rendre au souverain Juge le compte redoutable de sa longue vie,

refusait obstinément do se confesser, malgré tes plus

vives instances et les exhortations touchantes de M. le Curé. Témoin de ses résistances qui me na\ raient le cœur, et encouragée par le souvenir des CODVersiODS moi veilleuses rapportées dans votre Propagateur et saùti

Joseph, j'eus recours à la médiation de ce grand Saint, afin d'arracher cette pauvre âme aux démons qui redoublaient de fureur de crainte que cette proie ne leur échappât au dernier moment. Je la ceignis du cordon bénit en l'honneur du virginal Époux de Marie, et je promis en même temps, si j'étais assez heureuse pour triompher de ses résistances, de vous prier de publier cette grâce signalée. Il fallait un vrai miracle, car, la veille encore, cette malheureuse me navrait le cœur en me disant : c Vos efforts sont inutiles, vous ne réussirez pas. » Mais l'auguste Patron de la bonne mort a été plus fort que tous les esprits de ténèbres. Cette pauvre pécheresse, qui avait perdu la foi, qu'on n'avait jamais vue à l'église, touchée par la grâce, a fait appeler le confesseur et, après avoir reçu les sacrements dans de saintes dispositions, elle est entrée en agonie. Amour et reconnaissance à saint Joseph!

Gonnet.

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