‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 231 sur 315 · La foi obtient des mirad · texte numérisé non relu

La foi obtient des mirad

Savoie.

Une pieuse veuve de nos environs, mère de quatre enfants, était retenue depuis oenf mois sur SOD lit de

douleur. Le médecin l'avait abandonnée, et elle ne possédait plus qu'un souffle de vie qui semblait s'éteindre à chaque instant. Les enfants étaient assis, dans la consternation, auprès de celle qui les avait tant aimés, et qui souffrait de les laisser doublement orphelins. Une de nos infatigables zélatrices accourait, le 10 mars, aux cris déchirants de cette famille. Elle consola d'abord les enfants, et leur recommanda de prier saint Joseph, pour la conservation de leur mère. Elle leur enseigna ensuite la manière de faire une neuvaine, qu'elle voulait terminer le jour précis du 19 mars, fête du puissant Patriarche. Elle le fit avec eux avec d'autant plus d'ardeur, que, le jour même de la clôture, la malade avait une jeune fille qui devait faire sa première communion. Cette petite fille, craignant de se revêtir d'habits de deuil au lieu de vêtements de j<5ie, fut plus chaleureuse à entreprendre la neuvaine ; elle dit à ses frères et sœurs, avec un langage naïf : « Je veux que saint Joseph guérisse ma mère afin qu'elle me conduise à la Sainte-Table. » La mère, se ceignit du cordon et s'associa à la neuvaine. Elle fit brûler un cierge à l'autel du Père adoptif de l' Enfant-Jésus, et célébrer une messe à laquelle la zélatrice fit la communion à la place et au nom de la malade. L'avant-veille de la fête, la malade éprouva un mieux très-sensible. Malgré sa faiblesse, elle se traîna à l'église et eut le bonheur d'accompagner sa fille à la Table- Sainte, et rentra chez elle dans la joie, sans s'apercevoir qu'elle sortait de maladie. Depuis, elle a recouvré toutes ses forces et repris la direction de son ménage. Cette pieuse femme jouit maintenant d'une parfaite santé.

SEPTEMBRE. ^o-«

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