Une mère consolée par la guérison do sa fille
Animée de la plus vive reconnaissance envers notre
auguste patron saint Joseph, je viens m'a quitter d'une dette sacrée:
ANNfcK S. J. M
38(i OCTOBRE.
Le village de H..., en Belgique, étant depuis quelque temps atteint de la variole, la jeune Augustine H. P. âgée de 9 ans, en souffrait cruellement ; depuis sept semaines elle était alitée, tout son corps était en plaies, et n'avait plus de vie dans les jambes; l'affaiblissement était si grand, qu'elle ne pouvait plus remuer aucun membre j le délire s'était emparé d'elle et elle ne faisait plus que gémir 1 Le médecin, ainsi que les personnes de son voisinage, ne conservaient plus d'espoir 1 La mère d'Augustine, brave et honnête villageoise, me témoigna sa douleur amère de se voir menacée de perdre sa dernière fille, disant qu'elle voulait mourir avec elle ! Je consolai la pauvre mère en lui proposant la dévotion à saint Joseph^ par laquelle on obtient tant de faveurs inespérées.
Le 18 janvier, la femme H. P., avec trois de ses parents, commença une neuvaine au bienheureux Patriarche; de mon côté j'en fis autant, en m'adjoignant les prières de deux pieuses filles ; je fis porter le cordon de saint Joseph à la petite malade et je demandai une messe à son intention. Il y eutun léger mieux... Je fis recommencer une seconde neuvaine et, le deuxième jour, l'enfant demanda à manger, parla lucidement; elle put se tenir assise sur son lit, et peu de jours après elle se leva, retrouva facilement l'usage de ses jambes, de manière que, 15 jours après, elle put aller à l'église remercier Dieu et saint Joseph de la grâce immense qu'elle avait obtenue; l'enfant promit aussi de fêter, chaque année, ce bon Patron par une messe et une communion en son honneur ! Gloire à saint Joseph à jamais! puisse la confiance dans ce grand saint augmenter dans tous les
cœurs éprouvés !
D. N. de B.
OCTOBRP.
15. — Pieuses pratiques de la vénérable sœur Marguerite- Marie.
Parmi les plus fidèles servantes de saint Joseph, on distingue la vénérable Marguerite du Saint-Sacrement. C'était une âme tellement chère à Jésus enfant, que cet aimable Sauveur daigna lui donner le titre d'épouse de sa divine enfance. Jésus, Marie et Joseph faisaient l'objet continuel de sa contemplation et de son amour : et Joseph étant le chef de la sainte Famille, elle avait à cœur de l'honorer et de l'imiter, comme le plus parfait modèle après Jésus et Marie; enfin, selon la nature des mystères qu'elle vénérait dans l'Enfant-Jésus, elle unissait son cœur au cœur de Joseph. Telles furent le> habitudes de sa première jeunesse, âge de candeur et de simplicité, auquel Dieu aime à se communiquer, s i maîtresse, soupçonnant saus doute qu'il se passait en elle quelque chose d'extraordinaire, lui adressa diverses questions sur saint Joseph. La jeune Marguerite y fit des réponses d'une profondeur extraordinaire, et d'autant plus admirables, qu'elles se trouvèrent parfaitement conformes à ce qu'en ont écrit les plus habiles théologiens. Une des plus belles pratiques de Marguerite, au milieu des occupations qui partageaient la journée dans son monastère, était celle qu'elle trace dans une lettre a une religieuse à qui elle avait donné sa confiance. « Je me réjouis, lui écrit-elle, de vous voir dans l'office qu'on vous a confié. Je vous conjure de vous unir à notre chef et aimable Enfant-Jésus, qui, dans l'atelier de saint Joseph, n'était pas son chef, mais seulement son aide. Unissez vos fonctions à celles du divin Enfant: attachez-
vous à considérer la sœur à laquelle vous avez été donnée pour aide, du même œil qu'il considérait le glorieux saint Joseph. Je sers aussi d'aide à une de nos sœurs, et je ferai tout ce qui dépendra de moi pour me rendre fidèle au saint exercice que je vous recommande. »