‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 262 sur 315 · Un ouvrier de la dernière heure · texte numérisé non relu

Un ouvrier de la dernière heure

Une fidèle servante de saint Joseph a raconté ce fait extraordinaire. Un de ses parents, âgé de 80 ans, était resté sourd à toutes les invitations et à tous les conseils qu'on lui donnait dans le but de le faire revenir à la pratique de ses devoirs religieux, qu'il avait complètement abandonnés depuis son enfance. Enfin, à bout d'expédients, elle prit un parti extrême, celui de remettre sa conversion entre les mains de saint Joseph. Dans ce but, elle fit inscrire ce malheureux vieillard sur le registre de notre Confrérie, et lui procura une médaille, en lui faisant promettre de la porter sur lui. Dès le lendemain, le malade demanda à voir le missionnaire qui prêchait, en ce moment, le jubilé dans la paroisse.

Le dimanche suivant, il fit la sainte Communion, ne se doutant pas qu'elle devait être la dernière de sa vie ; car il se portait très-bien ; mais, comme si saint Joseph eût voulu rendre cette conversion plus éclatante encore, et justifier son titre de Patron de la bonne mort, dès le soir de ce beau jour, ce bon vieillard, revenu sincèrement à Dieu, éprouva un malaise général qui L'obligea de s'aliter. Le lundi soir, il rendait le dernier soupir, entre les bras de celle qui, après Dieu et saint Joseph, était la cause de son salut. Ce fait n'a pas peu contribué à répandre, de plus en plus, l'amour et la dévotion pour notre glorieux Patriarche.

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