Saint Joseph protecteur des exilées
Orphelinat catholique de Genève, Mornex ' (Hauto- Savoie).
Une des jeunes filles qui fréquentent notre ouvroir comme externe était atteinte, au doigt médius gauche, d'un mal scrofuleux qui gagnait la main. L'os de la première phalange était malade, et le métacarpe correspondant était aussi attaqué.
Il y avait des années que l'enfant souffrait. Plusieurs médecins lui avaient inutilement donné des soins. Lorsque les plaies se séchaient un peu, la santé générale se détériorait et la poitrine était menacée.
Joséphine S... entreprit d'obtenir saguérison. Elle fit une neuvaine, puis une autre, pria avec une foi vive et beaucoup de larmes le bon saint Joseph de lui rendre l'usage de sa main. Hélas! sa prière restait sans succès et le miracle demandé avec tant de confiance et de ferveur, ne se faisait pas.
Mais Celui qui a donné aux plantes lu vertu detjuerir, et qui veut qu'on honore le Métlerin, ne nous soulage pas toujours par des prodiges. Notre petite Joséphine, en persévérant dans la prière, s'adressa à un nouveau chirurgien, dont le traitement a parfaitement réussi. La main est guérie et la santé florissante. Le médecin a déclaré lui-même qu'une main invisible avait travaillé
avec, la sienne.
)) Les toron «if la Charité <m>i été bannies de Genève par la
persécution eu M'ptwmbre 1875.
Elle aussi a promis d'écrire sa guérison au rédacteur des Annales du culte de saint Joseph.
Voici la copie littérale de son simple récit :
« Ayant eu mal à un doigt l'an 4 868, et ayant visité plusieurs médecins qui tous disaient de le couper, cela m'était bien pénible. Comme j'allais à l'école chez les révérendes Sœurs de Mornex, il y en avait une qui était malade depuis quelque temps. Elle avait fait une neuvaine à saint Joseph, après laquelle elle fut parfaitement guérie. Moi aussi, j'ai voulu faire une neuvaine à saint Joseph ; à la fin de la neuvaine, c'était la même chose. Je n'ai pas perdu courage, j'en ai fait une autre qui a fini le jour de la fête de saint Joseph après laquelle j'ai été mieux. Alors j'ai fait les Sept dimanches de saint Joseph, qui ont fini le 4 3 mai 1877, et j'ai été parfaitement guérie.
i Je dois ma guérison à saint Joseph et aux Sœurs de Mornex qui ont bien prié pour moi, ainsi que leurs orphelines.
» Joséphine Savio, p Enfant de Marie, âgée de treize ans. »