La prière persévérante récompensée
Savoie.
Honneur, gloire et louange à saint Joseph, a présent et dans les siècles 1 Depuis plusieurs années, je ne cessais d'implorer le secours de l'auguste Epoux de la Vierge immaculée pour plusieurs faveurs, tant dans l'ordrcspirituel que temporel. Je les ai enfin obtenues durant le mois qui lui est consacré par l'Eglise. Plus saint Joseph paraissait lent à m'exaucer, plus ma conûance augmentait, au point que j'avais pris pour refrain de mes supplications : « Nous verrons celui des deux qui se fatiguera le premier; vous, puissant Protecteur des affligés, à rester sourd à mes prières, et moi à vous recommander mes suppliques auprès de votre divin Fils adoptif. Si vous êtes occupe" à en soulager d'autres, continuez-leur vos soins. J'attends, je suis sûre que mon tour Tiendra. Je comprends quo vous avez beaucoup de travail, puisqu'on réclame votre intercession dans toutes les parties
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de l'univers. » Je m'étais tellement abandonnée à sa volonté, que, s'il m'avait laissée solliciter ma guérison toute ma vie, je m'y serais résignée, sachant qu'il ne diffère d'exaucer que pour dédommager par des faveurs plus marquantes, c'est ce qui m'est arrivé, car j'ai été favorisée au delà de mes espérances. Je puis avouer qu'il m'a accordée des grâees auxquelles je n'avais jamais pensé, mais qui étaient le complément de celles que je demandais. Je ne puis en faire le détail, vu qu'elles me sont personnelles. Mais j'aime aies publier d'une manière générale, pour que les personnes qui seraient tentées de se plaindre des retards que saint Joseph apporte à les exaucer, apprennent à lui faire violence, et attendent avec calme et confiance le jour et l'instant de sa visite. Elles éprouveront, comme moi, les plus consolants effets de cette paternelle affection. Je joins à mon récit la somme de cinq francs, faible hommage de ma reconnaissance envers mon céleste bienfaiteur.