‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 280 sur 315 · Retour à Dieu · texte numérisé non relu

Retour à Dieu

« Algérie, 10 mai 1870.

i Depuis plusieurs années, mon fils avait une conduite irrégulière, et ne pratiquait plus ses devoirs de chrétien. J'avais beaucoup prié et fait prier pour lui et je n'avais point été exaucée.

» Pendant le mois de mars dernier que je faisais exactement dans la petite paroisse que j'habite en Algérie, il me vint 1 inspiration de faire une neuvaine à saint Joseph et de lui promettre plusieurs choses, si mon fils luisait ses pâques, et surtout s'il persévérait. La neu-

NOVKMHRK. 13$

vaine n'était point finie, quo mon pauvre enfant brise sa chaîne, et prend la résolution de partir pour Buénos- Ayres, nous disant qu'il a besoin de s'éloigner, de rompre avec l>ien des choses; il nous quitte en me promettant de ne point s'embarquer sans se réconcilier avec Dieu. Huit jours après, il m'écrivait de Marseille : « J'ai dépouillé le vieil homme; je suis résolu de marcher droit. Je suis allé trouver le R. P. Teissier, je me suis très-bien entendu avec lui ; je suis monté deux fois à Notre-Dame de la Garde. Ne sois pas plus inquiet de ma santé spirituelle que de ma santé matérielle. »

» Antonia (Iijrrat. »

Page 1