‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 301 sur 315 · Un franc-maçon solidaire gagné par saint Joseph · texte numérisé non relu

Un franc-maçon solidaire gagné par saint Joseph

Voici un trait bien consolant de la compassion de saint Joseph pour les pauvres pécheurs.

« Un ouvrier fondeur, honnête garçon, mais ayant entièrement perdu tout sentiment religieux, tomba, dans les premiers jours d'avril, gravement malade.

» De bounes voisines lui prodiguaient les soins que réclamait son état , et voyaient avec peine le mal s'aggraver.

» Une d'elles lui parlait souvent de revenir à Dieu. Elle était toujours repoussée par d'affreux blasphèmes.

» Ayant entendu parler du cordon de saint Joseph, elle se rendait à la communauté pour en demander un, lorsqu'elle trouva une bonne dame qui lui céda le sien ; car le cas était pressant, le malade louchant à sa dernière heure. Cependant la Sœur ne savait quel moyen prendre pour placer le cordon sur le pauvre malade, qui l'aurait refusé. Elle eut l'inspiration de fendre l'épaulette de la chemise qu'on allait mettre au moribond, et glissa le cordon dans cette épauletlo qu'elle recousit. C'était vers trois heures que ce malheureux recevait, à son insu, ce gage de salut. Pendant ce temps-là, quelques amis, Solidaires et Franc-maçons, vinrent le voir et lui direut : « Ne te laisse pas gagner, tu sais ce que tu as promis. » Et le malade répondit que personne ne le ferait changer de sentiment.

» Vers cinq heures, la grâce agissant sur ce cœur, il appela la bonne darne qui le soignait, et qui, eu ce moment, était en prière pour supplier le Seigneur de sauver cette âme. Quand il la vit. près de lui, il la pria

de vouloir bien lui amener un prêtre, qu'il voulait se confesser, et de se presser, car il sentait qu'il n'avait pas longtemps à vivre. Le prêtre arriva et le confessa. Il m'a assuré que le malade avait paru animé de très-bons sentiments.

i Ce pauvre garçon ne cessait de demander qu'on lui donnât le bon Dieu, qu'il n'avait plus reçu depuis sa première communion : il avait cinquante-trois ans.

j Le bon Dieu ne voulut pas lui accorder cette grâce ; il fut content de son désir. Le prêtre ne put que lui donner l'extrême-onction; il expira aussitôt après.

» Cette conversion, attribuée à juste titre à saint Josepb, à augmenté la confiance et la dévotion d'un grand nombre d'âmes. Le bruit s'en répandit aussitôt dans toute la ville; plusieurs personnes m'en ont parlé. Ce que je viens de vous dire, mon révérend Père, m'a été raconté par la dame même qui a placé le cordon sur le malade et l'a assisté à son dernier moment. »

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