La phtisique guérie en prêchant
Nous prenons le trait suivant dans l'intéressant opuscule : Saint Joseph, considération sur sa vie et chants en son honneur, 3: édition, 1880 :
« Un jeune novice de la Compagnie de Jésus fut atteint d'une phtisie tellement grave que, d'après l'avis des médecins, les supérieurs lui conseillèrent de rentrer dans sa famille. Déjà le malade, d'une maigreur extrême, avait, perdu tout appétit; à peine s'il pouvait proférer quelques paroles. La décision des médecins l'affecta profondément. Il supplia, conjura le Supérieur de Le garder encore quelques jours. « Une neuvaine à
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Paint Joseph j » disait-il, « vaudrait mieux que tous les remèdes; le saint Patriarche le sauverait, c'était sa conviction. » Le Supérieur se laissa gagner; il voulut même que toute la Maison s'unit aux prières du jeune religieux.
» Celui-ci était tellement persuadé qu'il serait guéri, qu'il commença immédiatement à composer le panégyrique du saint Patriarche, se proposant de le prêcher au réfectoire le jour de la fête du patronage, qui terminait sa ncuvaine.
» Cependant ses forces diminuaient visiblement, mais sa confiance redoublait. La veille du patronage, il va chez le R. P. Supérieur, demande la permission de prêcher, le soir même, le sermon qu'il ne devait donner que le lendemain. Le Supérieur hésite un instant, car le jeune malade n'a plus qu'un souille; mais il cède bientôt sur les assurances que celui-ci lui donne de sa prochaine guérison.
» Voilà donc le pauvre malade en chaire ; la surprise est générale. Il commence à prêcher, on le regarde. A peine si d'abord on entend quelques mots; mais peu à peu sa voix s'anime, devient sonore. A la fin du repas, elle est complètement revenue avec les forces et la santé. Au comble de la joie, le novice, dans une péroraison animée, proclame la bonté du saint Patriarche et la reconnaissance qui déborde de son cœur.
» 11 faut avouer que saint Joseph n'avait point fait les choses à demi ; car le II. P. Finaz, dont il est ici question, guéri on (836, a été envoyé à Madagascar, où, depuis longues années, il supporte les influences de ce climat meurtrier.
» Le H. P. de Ponlevoy, témoin de ce fait, nous en i transmis les détails, p