Guérison et vocation religieuse
11 n'y a pas longtemps, une jeune personne, Agée de
quinze ans, ouïrait connue pensionnaire dans un couvent de la Visitation. Atteinte au pi- d d'un mal qui
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La faisait grandement souffrir, elle se vit obligée de garder la chambre et le lit. Les remèdes furent inutiles, le temps n'apportait aucune amélioration à son état. La pensée lui vint de faire une neuvaine en l'honneur de saint Joseph, afin d'obtenir sa guérison, ou du moins la patience et la résignation dont elle avait tant besoin. Chaque jour de la neuvaine, sa confiance croissait, mais son mal ne diminnait pas. Le dernier jour, elle fit la sainte communion sans ressentir autant sa douleur. Après l'action de grâces, elle n'éprouva plus aucun mal. Etonnée, ne songeant nullement à une guérison miraculeuse, elle regarde, palpe son pied : elle est guérie ! Ivre de joie, elle se jette à genoux, le visage baigné de larmes, et remercie son bienfaiteur. — Ne pouvant garder pour elle son bonheur, elle parcourt la maison en s' écriant : « Saint Joseph m'a guérie 1 saint Joseph m'a guérie! »
A dater de cette époque, sa reconnaissance a toujours été croissant , et son saint Protecteur s'est plu à l'entourer de sa paternelle affection ; il lui a obtenu la grâce de la vocation religieuse et la conduite dans la Congrégation de Jésus et de Marie. Destinée par ses supérieures aux missions étrangères , elle est partie pour les Indes orientales, à Agra, où elle travaille à gagner des âmes à Dieu et à propager le culte de saint Joseph. Tout dernièrement, elle a eu le bonheur de contribuer à la conversion d'une famille entière.