Double faveur
Anvers, 29 mai 1879.
Il y a deux mois, mon Révérend Père, que, pour m'acquitter d'une promesse faite à saint Joseph , je vous adressai les détails de la conversion d'un membre de ma famille, obtenue par l'intercession de notre grand protecteur. Je sollicitai eu môme temps de votre charité quelques prières afin que saint Joseph voulût mettre le comble à ses bontés en accordant, à cette âme si chère, une grâce temporelle, cause humainement désespérée. Je promis de nouveau d'en écrire aux Annales, pour la plus grande gloire du saint Patriarche. Tous les jours, je le priai, au nom de ses sept douleurs et allégresses. par la divine Enfance de Jésus et l'Immaculée-Conception de sa chaste Epouse ; j'avais l'intime confiance qu'il ne se refuserait pas à mes pressantes sollicitations... Mon espérance ne fut pas déçue. Hier, mercredi, je recevais la nouvelle que la grâce tant désirée était enfin accordée !
Qu'elle est puissante, mon révérend Père, la médiation du chef de la sainte Famille ! Quelles actions de grài es pourront jamais reconnaître les bienfaits qu'il déverse à pleines mains sur moi et sur ceux qui me sont chers ! Je le publie donc à la gloire de ce saint Protecteur et, avec sainte Thérèse, je répète qu'on ne l'invoque jamais en vain.
Amour aussi et reconnaissance à saint Joseph! Je I»1 choisis pour le protecteur spécial, pour le pourvoyeur extraordinaire de la petite famille qui lui doit, tant H spirituellement et temporellement. Puissc-t-il en rôgé-
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nérer tous les membres et les attirer de plus en plus à Jésus et à Marie!
Votre très-humble servante,
A. Hamaide, E. do M.