‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 71 sur 315 · Grâces de conversion · texte numérisé non relu

Grâces de conversion

Je me reproche d'avoir autant tardé à vous prier d'insérer dans votre édifiante revue, le tribut de reconnaissance que ma famille et moi devons à saint Joseph, pour une grâce bien signalée que nous en avons obtenue.

Nous avons perdu, il y a trois mois, un de mes neveux, jeune militaire de vingt-un ans, d'une fièvre typhoïde qui, dès les premiers jours, a présenté les caractères les plus effrayants. A peine la maladie était-elle constatée, que le cerveau était engagé et toute connaissance perdue. Tout en demandant à Dieu la conservation de ce cher enfant, nous pensions avant tout à son salut, qui nous paraissait dans un si grand danger. La protection de saint Joseph, patron de notre cher malade, qui l'avait toujours honoré d'une manière très-particulière et que nous invoquions avec une entière confiance, ne devait pas nous faire défaut.

La veille même de sa fête, à l'heure des premières vêpres et après une nuit qu'on avait pu croire la dernière, la connaissance reparaissait , contre toute prévision des médecins, et vingt-quatre heures de sursis permettaient à notre cher enfant de recevoir tous les sacrements; puis, à la tin de la journée du li> mars, une crise violente nous l'enlevait, en nous laissant, au milieu de notre douleur, une profonde reconnaissance pour celui (jui s'est montré, plus que jamais, le patron «le la bonne mort.

Permettez-moi de vous demander des prières pour cette chère àme, et veuille/, recevoir L'express: m <le mon religieux respect en Notre-Seigueur.

Sti MAHS.

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