‹ Année misericordieuse de saint JosephChapitre 72 sur 315 · Vocation favorisée · texte numérisé non relu

Vocation favorisée

Neufchâtel-en-Bray (Seine-Inférieure), 31 juin.

Mon révérend Père,

Une jeune postulante, obligée de sortir d'une communauté pour cause de santé, ne savait plus à qui recourir, se voyant congédiée pour longtemps.

Le médecin appelé, déclare qu'elle ne peut recouvrer la santé voulue qu'après cinq ou six mois, et encore paraît-il en douter.

Témoin de la peine et des tristes anxiétés de cette pauvre enfant, je lui conseille de s'adresser à saint Joseph, de s'associer à son archiconfrérie, de lui promettre de faire publier sa protection si elle est exaucée, c'est-à-dire si elle peut rentrer pour la fin de mai, épo^ que qu'elle fixe à saint Joseph.

La voilà donc priant avec confiance celui que l'on n'invoque pas en vain. Après plusieurs phases de santé et contre le prévisions du médecin, elle se trouve en état de rentrer le 3 mai, et on l'accepte. De plus, aujourd'hui elle se livre à tous les devoirs de l'état qu'elle veut embrasser ; elle va bien, et, pleine de reconnaissance envers saint Joseph, elle me charge de bien vouloir acquitter sa promesse.

-Sœur Saint-Maximilien,

institutrice communale.

MAhs. NT

13 — Maladie invétérée guérie subitement par saint Jo%eph.

Belgique, 2 juin.

Il y a environ douze ans que je fus atteinte d'hémorragies intestinales qui ne m'effrayaient pas trop, parce que, revenant à des époques plus ou moins éloignées, elles s'arrêtaient d'elles-mêmes; mais depuis trois ans, elles avaient redoublé d'intensité, lorsque, l'année dernière, à la suite d'un accident qui m'était survenu, on ne pouvait, pour ainsi dire, plus les arrêter, et ma vie était continuellement en grand danger. Il y avait donc près de trois semaines que j'étais au lit, épuisant tous les remèdes anciens et nouveaux, et plus j'en employais, plus les hémorragies revenaient avec violence, jusque cinq et six fois par jour, lorsque je reçus votre journal de février, relatant des guérisons obtenues par l'invocation de saint Joseph de la Délivrance. C'était pour moi une planche de salut, et je m'y suis accrochée de grand cœur en l'invoquant de mon mieux et lui promettant, entre autres choses, s'il daignait nie guérir, de faire inscrire cette faveur dans le Propagateur. 0 bonté de saint Joseph! à partir de ce moment-là, je fus guérie ; plus une seule trace ni aucune apparence d'hémorragie pendant deux mois, si ce n'est dans une circonstance que je dois encore vous signaler comme une nouvelle grâce. On me conseillait beaucoup d'aller a Lourdes demander à la sainte Vierge ma guérison. Dans uue circonstance aussi critique, ne sachant que faire, j'avais consulté des personnes prudentes et éclairées, mais eu

même temps je me suis adressée à saint Joseph, le priant tous les jours de son mois, de bien vouloir m'envoyer un empêchement vers le 1er avril, si je ne devais pas y aller ; et voilà encore une fois la protection de notre bon Père qui se fait sentir. Le 30 mars, il me revient pendant une huitaine de jours quelques hémorragies qui ne me font acun mal et qui ne m'empêchaient pas de travailler. Depuis lors, je jouis d'une santé assez bonue relativement à tout ce que j'ai souffert.

Gloire, amour et reconnaissance à notre bon père saint Joseph, que nous avons pris pour chef et protecteur de notre famille, à qui nous sommes redevables de bien des grâces depuis plusieurs années !

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