Guérison obtenue le 19 Mars
Une jeune élève d'un pensionnat, dirigé par les Ursulines, à Haute-Croix, en Belgique, nous adresse la lettre suivante :
« Je viens m'acquitter d'une dette de reconnaissance contractée envers le bon et tout-puissant saint Joseph. Le 8 mars, tout à coup je fus saisie d'une violente fièvre ; mes chères maîtresses me conduisirent au lit et firent appeler le docteur, qui reconnut dans mon mal les symptômes d'une très-grave maladie ; je souffrais horriblement de la poitrine; au bout de trois jours, j'étais réduite à un tel état de faiblesse et d'affaissement, qu'il m'était impossible de remuer un de mes membres; les bonnes Mères qui me soignaient m'engagèrent à placer ma confiance dans le puissant saint Joseph; je lui promis, si j'obtenais ma guérison le jour de sa fête, de le publier ; à peine avais-je fait ma promesse, que je sentis un mieux sensible : les forces me revinrent. Le docteur, qui me rendait tous les jours visite, fut très-surpris de me voir guérie ; il ne savait à quoi attribuer cette guérison si subite ; mais moi, dans mon cœur, je me dis;iis : « C'est le grand médecin qui m'a sauvée. » J'atteudais avec impatience le beau jour de la fête du bon Père, lorsque, enfin, il arriva, et dès le grand matin, je me rendis à la chapelle du pensionnat, où je rem-, avec les plus grandes marques de reconnaissance, le corps et Le sang do Notre-Seigneur. Douleur, faiblesse, maladie, lotit avait, disparu; je fus complètement guérie, H je ne sais commenl exprimer mu reconnaissance au grand
Saint, dont je m'efforcerai de répandre partout la dévotion. Puisse-t-il me continuer toujours sa protection!
» H. D., » Enfant de Marie et de Joseph. »
Mon révérend Père , nous vous envoyons le récit si naïf de cette jeune enfant, tel quelle l'a rédigé ; la simplicité du style et des expressions dépeint si bien la confiance de ce petit cœur ! Ce bienfait accordé à une de nos élèves n'est pas le seul dont nous ayons à rendre grâces à saint Joseph ; un volume ne suffirait pas pour rapporter toutes les faveurs obtenues, tant à la communauté qu'au pensionnat, par l'intervention de celui que nous appelons notre bon Père. Bienfaits spirituels, tels que : conversions dos personnes qui nous étaient chères; vocation religieuse pour des jeunes personnes dont l'avenir dans le monde nous faisait trembler ; sainte mort dans des circonstances où tout présageait le contraire ; bienfaits temporels : guérisons inespérées ; heureuse issue des affaires, etc., etc.